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L'emploi à durée limitée, vers une nouvelle norme d'emploi ?

Résumé

Sur l'ensemble des actifs occupés, environ 13 % occupent un emploi à durée limitée (CDD, intérim, apprentissage). Si, globalement, l'ampleur de l'emploi précaire semble contenue, un regard sur les nouveaux entrants sur le marché du travail amène à largement nuancer ce constat.

Plus de la moitié des actifs occupés de moins de 25 ans ont un emploi à durée limitée. Pour ces générations de nouveaux actifs, le passage vers l'emploi passe donc largement par des emplois de courte durée.

Sur l'ensemble des actifs occupés, environ 13 % occupent un emploi à durée limitée (CDD, intérim, apprentissage). Si, globalement, l'ampleur de l'emploi précaire semble contenue, un regard sur les nouveaux entrants sur le marché du travail amène à largement nuancer ce constat.

Plus de la moitié des actifs occupés de moins de 25 ans ont un emploi à durée limitée. Pour ces générations de nouveaux actifs, le passage vers l'emploi passe donc largement par des emplois de courte durée.

Quant aux salariés présents dans leur entreprise depuis moins d'un an, ce qui inclut les jeunes actifs mais aussi d'autres profils, ils sont 45 % à occuper un emploi de courte durée.

Mais ce sont surtout les actifs revenant à l'emploi après une période de chômage qui passent par le sas de l'emploi de courte durée. Globalement, c'est le cas de plus de 70 % d'entre eux, et ce quels que soient l'âge et le sexe. Seul  le niveau de diplôme introduit de réelles différences de parcours d'entrée dans l'emploi. La détention d'un diplôme  supérieur à Bac+2 diminue sensiblement la part des emplois précaires parmi les ex-chômeurs  retrouvant un emploi.

Au total, ce sont bien évidemment les jeunes qui cumulent le plus de risques de connaître des conditions d'emploi instables. Quand ils retrouvent un emploi après une phase de chômage, 8 jeunes sur 10 occupent un emploi de courte durée.