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Financement participatif : vers un essoufflement ?

Résumé

Le crowdfunding, ou financement participatif, offre aux particuliers la possibilité d’accéder directement au financement de projets d’investissement proposés le plus souvent par des PME. Ces projets peuvent concerner des créations d’entreprises ou des extensions d’entreprises existantes. L’accès à ces levées de fonds se fait, de manière simplifiée, par l’intermédiaire d’une plateforme internet, et la souscription à un projet peut débuter avec des sommes modestes (de l’ordre de 20 €) ou concerner des montants plus conséquents.

Le crowdfunding, ou financement participatif, offre aux particuliers la possibilité d’accéder directement au financement de projets d’investissement proposés le plus souvent par des PME. Ces projets peuvent concerner des créations d’entreprises ou des extensions d’entreprises existantes. L’accès à ces levées de fonds se fait, de manière simplifiée, par l’intermédiaire d’une plateforme internet, et la souscription à un projet peut débuter avec des sommes modestes (de l’ordre de 20 €) ou concerner des montants plus conséquents.

L’intéressement du souscripteur prend des formes variables : purement éthique dans le cas d’un don à un projet sociétal, il peut comporter des rémunérations diverses comme une contrepartie matérielle (produit ou service gratuit ou à prix réduit) ou une rémunération financière sous forme d’intérêt ou de dividende.

Les statuts des plateformes de crowdfunding font désormais l’objet d’une réglementation, édictée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), garante de la transparence de l’information des épargnants et de la régularité des opérations effectuées : depuis 2014, on distingue deux statuts principaux, celui d’Intermédiaire en financement participatif (IFP) et celui de Conseiller en investissements participatifs (CIP). Ce dernier statut comporte des règles prudentielles et de transparence plus rigoureuses que le statut d’IFP, dans la mesure où il ouvre droit à la commercialisation de titres financiers (actions ou obligations non cotées) émis par les entreprises en recherche de financement.

Après avoir connu, de 2014 à fin 2015, une expansion très rapide, le nombre de plateformes internet proposant du crowdfunding est en phase de stabilisation, voire de légère régression. Certaines d’entre elles sont d’ailleurs « en sommeil » et ne proposent plus qu’un nombre restreint de projets, voire aucun.

Le secteur est « dominé », en France, par deux plateformes, Ulule et KissKissBankBank, qui ont donné naissance, ces dernières années, à des milliers de projets, de tailles très diverses et dans les secteurs les plus variés, de la musique au cinéma en passant par les énergies renouvelables ou la restauration.

Cette forme de financement semble rencontrer un engouement certain de la part des épargnants,  en raison notamment de la « proximité » sociétale des projets. Mais, pour l’heure, le crowdfunding ne peut être regardé que comme un complément encore marginal des formules plus classiques auxquelles ont recours les entreprises.

Lecture

Le Shadow Banking