Graphique

Economie numérique : la mosaïque européenne

Résumé

La révolution numérique se fait à des rythmes très inégaux dans l’Union européenne, ce que permet de mesurer l’instrument d’analyse DESI (Digital Economy and Society Index), publié par la Commission Européenne.

La révolution numérique se fait à des rythmes très inégaux dans l’Union européenne, ce que permet de mesurer l’instrument d’analyse DESI (Digital Economy and Society Index), publié par la Commission Européenne. Cet indicateur composite s’appuie sur 5 critères d’évaluation de la performance numérique : la connectivité (extension des réseaux, rapidité des flux, qualité du haut débit ...), le capital humain (compétences des utilisateurs), l’utilisation d’internet par les citoyens (information, communication, transactions ...), le degré d’utilisation du numérique par les entreprises (partage de données, e-facturation, e-commerce ...), le développement du numérique dans les services publics (importance de l’open data, formulaires en ligne, communication usagers/administrations ...).

La combinaison de ces critères permet l’attribution, à chaque pays, d’une note globale (entre 0 et 1, présentée sur 100 dans le graphique ci-dessus) qui « range » le pays dans la hiérarchie du numérique européen.

Les premières places du classement sont occupées par les pays du nord de l’Europe, le Danemark et la Finlande (mais aussi la Suède et les Pays-Bas) creusant nettement l’écart avec les suivants. Le cas de l’Estonie, 9ème du classement, montre que le volontarisme politique permet de combler, en quelques années, un retard important. A l’inverse, l’Italie est en queue de peloton, à la 25ème place et elle accuse, sur la plupart des critères, des défaillances inquiétantes. La France, quant à elle, se contente d’une modeste 16ème place, avec un niveau de son indicateur global comparable à celui de la moyenne européenne (0,51). Une analyse plus fine par critères révèle que, dans son cas, c’est moins le niveau et la qualité de l’équipement numérique qui sont en cause que les habitudes encore timides (ou prudentes ?) des utilisateurs, qu’il s’agisse des particuliers, des entreprises ou des administrations.