Graphique

Déflation ou désinflation ?

Résumé

Les prix à la consommation ont reculé de 0,3 % en mai par rapport au même mois de l’année dernière, a annoncé l’Insee, même s’ils ont augmenté de 0,2 % par rapport à avril. Il faut remonter à 1957 pour retrouver une inflation annuelle négative. « Le signe négatif de l'inflation en mai constitue certes une nouveauté économique qui devrait rester temporaire mais ne traduit nullement une entrée en déflation de notre économie », insiste la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.

Les prix à la consommation ont reculé de 0,3 % en mai par rapport au même mois de l’année dernière, a annoncé l’Insee, même s’ils ont augmenté de 0,2 % par rapport à avril. Il faut remonter à 1957 pour retrouver une inflation annuelle négative. « Le signe négatif de l'inflation en mai constitue certes une nouveauté économique qui devrait rester temporaire mais ne traduit nullement une entrée en déflation de notre économie », insiste la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. En effet, ce repli constaté de l’inflation sur les 12 derniers mois est avant tout le résultat de la chute du prix du pétrole. La tendance actuelle est bien à la « désinflation » (reflux de l’inflation) de court terme, et non pas à une « déflation » durable, ce cercle vicieux de recul des prix et des salaires destructeur de l’économie. Notons que cette baisse temporaire des prix agit comme un facteur de soutien à la consommation dans le contexte difficile de la remontée du chômage. Cette désinflation ne devrait cependant guère durer puisque le prix du pétrole est en train de remonter rapidement (autour de 70 dollars le baril). Dans ces conditions, c’est plutôt l’inflation qui est préoccupante pour l’année prochaine : elle risque de retarder la sortie de crise en pesant sur la consommation des ménages.

Source : INSEE