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Exercice
Exercice de cours

Question 2. Comment s'organise la compétition politique en démocratie ?

Difficultés 
Exercice 1 - La démocratie

Depuis une bonne vingtaine d’années, la France souffre d’une sérieuse dépression démocratique. Le constat s’impose, quelque soit la façon dont on entend « le pouvoir du peuple », puisque tel est, depuis la cité athénienne il y a 2500 ans, le sens étymologique du mot démocratie. Si l’on retient le modèle dominant de la ………. – dans lequel les citoyens élisent des représentants pour voter des lois et gouverner en leur nom -, le symptôme de la crise est évident (…). Le constat n’est guère plus encourageant lors des rares occasions de ………. lorsque les citoyens sont consultés sur une question majeure (…). La ………. n’est pas plus convaincante, surtout dans un pays où le poids et l’influence des syndicats sont de plus en plus faibles. Quant à la ………. (reprise à son compte par Ségolène Royal en 2007) ou à la ………. (définie par le philosophe allemand Jürgen Habermas), elles prônent une association étroite des citoyens à l’élaboration ou à l’évaluation de la décision politique.

Source: Gérard Courtois, « Il était une fois la démocratie », Le Monde, Dossiers et Documents n° 406, mars 2011

  1. Insérez les mots suivants à leur bonne place : démocratie sociale, démocratie délibérative, démocratie représentative, démocratie participative, démocratie directe.
  2. Quel est le principal symptôme d’une crise de la démocratie représentative, observable au fil des élections ?
  3. Rappelez la définition de la démocratie participative. Si « participer » associe les citoyens à la prise de décision, que signifie être acteur d’une « délibération » ? Illustrez par un exemple.
Difficultés 
Exercice 2 - Présidentielle américaine

Après Mitt Romney, il est le plus grand ennemi de Barack Obama. A 61 ans, Karl Rove a repris du service. L’architecte de la victoire de George W. Bush en 2004 est en pleine forme, il est partout. (…) C’est surtout la décision de la Cour Suprême de libérer les vannes du financement des campagnes électorales qui l’a remis en selle (…). Il a fondé American Crossroads, un super-PAC (comité d’action politique) qui a déjà dépensé 75 millions de dollars en annonces anti-Obama. Il a surtout doublé la mise en avec la création d’une ONG nommée GPS (Grassroots Policy Strategies), qui contrairement à American Crossroads, n’est pas tenu de révéler ses sources de financement (…). En coulisses, il tire les ficelles. Il réunit régulièrement les responsables d’une vingtaine de groupes de pression américains à son domicile (…). Ce conglomérat a une puissance de feu supérieure à celle du Parti républicain.

Source : Corine Lesnes, Le Monde, 26-27 août 2012

  1. Quel rôle jour Karl Rove dans la campagne de Mitt Romney ? Dans quelle mesure peut-on dire qu’il est « machiavélique » (voir Supra, Étape 1, document1) ?
  2. Pourquoi Karl Rove, en orientant sa stratégie vers un combat anti-Obama, participe à une logique de présidentialisation du régime politique ?
  3. Quels sont les effets de la décision de la Cour Suprême des États-Unis d’Amérique de limiter le financement des partis ? Comment expliquer celle-ci ?
Difficultés 
Exercice 3 - L'opinion

(...) Depuis les années 2000, les sondages d’opinion, les débats journalistiques, les interventions sur Internet, celles de journalistes, de politiques, et les actions des lobbies relayées et mises en forme par des communicants spécialisés dans le spin politique, pèsent plus sur la politique que les décisions politiques prises dans les cadres institutionnels de la démocratie. Le citoyen importe moins par son vote que par la manière dont il participe à la fabrique de l’opinion. (…) Cela dit, il faut se souvenir de Max Weber : le pouvoir, y compris démocratique, est une gestion des intérêts. Quand les intérêts sont, comme aujourd’hui, intriqués et partagés, en dépit de leurs oppositions, la gestion politique n’est plus celle de l’intérêt commun, mais celle, foncièrement imparfaite, des équilibres provisoires de ces intérêts divers. Cela engendre populisme, manipulation communicationnelle, et plus encore court-termisme et absence de vision. Mais on ne voit pas comment revenir à une démocratie des citoyens libres, responsables et éclairés… qui n’a jamais existé, sauf dans les pires moments de ces tyrannies où des purs très purs trouvent encore plus purs pour les épurer .

Source: Yves Michaud, L’opinion, court-circuit de la démocratie représentative, Le Monde, 20 mars 2011

  1. Pourquoi selon l’auteur la démocratie d’opinion peut-elle « court-circuiter » la démocratie représentative ?
  2. Expliquez la phrase soulignée.
Difficultés 
Exercice 4 - La confiance par catégorie socioprofessionnelle

Cité par Luc Rouban dans La méfiance envers les élites politiques ou la démocratie utilitaire, Les Cahiers français n° 356, La Documentation Française, mai-juin 2010

  1. Le tableau ci-dessus traduit le niveau de confiance global dans les grandes institutions en France. Ordonnez en trois grandes catégories le jugement des français.
  2. Montrez que seules les institutions liées à la politique font l’objet d’une forte défiance.
  3. La crise de confiance des français est-elle généralisée ? Justifiez votre réponse.
Difficultés 
Exercice 5 - Concept de représentation politique

  1. Selon Hannah Pitkin, le concept de représentation politique est très polysémique, puisque l’on peut dissocier des théories contradictoires présentant le phénomène. Parmi celles présentées dans le tableau, lesquelles paraissent justifier la démocratie représentative ?
  2. Quelles conceptions comportent au contraire une réflexion sur les limites de la démocratie représentative ? Quelles sont les éléments remis en cause ?