Exercice
Exercice de cours

Question 3. Comment rendre compte de la mobilité sociale ?

Difficultés 
Exercice 1 - Associez les exemples suivants, les définitions et les formes de mobilité évoquées dans la colonne centrale du tableau ci-dessous

 

Difficultés 
Exercice 2 - Une mobilité sociale en panne

 

 

 

 

1. Répondez par Vrai ou Faux aux affirmations suivantes et justifiez votre réponse : 

 

a) En 2003, la majorité des hommes occupent une position sociale différente que celle de leur père.

b) Depuis le début des années 90, la mobilité sociale est en panne.

c) En 2003, la mobilité structurelle explique 38,5% de la mobilité totale.

d) Entre 1977 et 2003, le poids de la mobilité nette a diminué.

e) Les hommes ayant entre 40 et 59 ans en 1993 sont rentrés dans la vie active à une époque de croissance économique leur ayant permis de s’élever dans la hiérarchie sociale plus facilement que ceux de la génération 2003.

2. Quel sens peut-on donner à la baisse de la mobilité nette entre 1993 et 2003 ?

Difficultés 
Exercice 3 - Comparaison

Soit une société fictive ou n'existeraient que deux positions sociales dans laquelle la mobilité  sociale a été observée entre deux période P1 (Période 1) et P2 (Période 2)

 

 

 

 

  1. En P1, combien y a-t-il de fils de cadres dans cette société fictive ? De fils de cadres devenus ouvriers ?
  2. En P1, combien d’individus sont mobiles ? Même question en P2.
  3. En P1, quelle était la probabilité de devenir cadre pour les fils d’ouvriers ? Même question en P2.
  4. En P1, quelle était la probabilité de devenir cadre pour les fils de cadres ? Même question en P2.
  5. Que peut-on en déduire sur la probabilité de devenir cadre ?
  6. Quels processus sont à l’œuvre dans cette société ?
  7. Calculez les ‘odds ratios’.
  8. Que peut-on conclure ?
Difficultés 
Exercice 4 - Vers le bac

Réussite au baccalauréat selon l'origine sociales, session 2016

3. Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire Dossier documentaire composé du document 10 de l'étape ‘Découverte’ et des deux documents ci-dessous :

Document 1 : La sociologie de l’école, longtemps centrée sur l’institution scolaire, accorde désormais une place centrale aux parents…De nombreux travaux montrent que les rôles de l’institution scolaire et de la famille sont complémentaires, d’autant plus que les parents s’inquiètent du destin scolaire de leur progéniture et de l’accès au diplôme, clé essentielle de la mobilité sociale, et du maintien dans le statut. La différence d’origine sociale continue de jouer un rôle considérable, les dépenses de scolarisation sont ainsi quatre fois supérieures chez les parents exerçant une profession libérale que chez les parents ouvriers. Mais la réussite dépend non seulement de ‘l’héritage culturel’, mais aussi de l’environnement social. Le choix de l’établissement dans lequel l’enfant est scolarisé s’avère déterminant et suscite des stratégies résidentielles. Ainsi, l’homogénéité du recrutement social des résidents des beaux quartiers autorise la fréquentation d’établissements publics qui ‘assurent « l’entre soi ».

Source : M Ségalen, Sociologie de la famille, A Colin, 2010.

Document 2 : L’école ne fonctionne pas selon le modèle de l’égalité des chances, en organisant une juste concurrence pour des compétiteurs mis dans une situation d’égalité. Car ‘l’offre scolaire’ entérine souvent les inégalités sociales entre les élèves. Dans les établissements populaires, les enseignants sont moins expérimentés et moins qualifiés, la stabilité des équipes éducatives est moins forte, les progressions scolaires sont moindres. Et une partie de l’infériorité scolaire des élèves de milieu populaire s’explique par le fait qu’ils ont accès à une offre scolaire de moindre qualité. De plus, le fonctionnement quotidien de l’école est lui-même producteur d’inégalité. Tant les évaluations des maîtres que les décisions d’orientation portent la trace de l’appartenance sociale des élèves au-delà de leur seul mérite scolaire…En alignant les carrières scolaires sur les mérites relevés par les épreuves scolaires, au nom de la justice, on entérine les inégalités tenant à l’origine sociale.

Source M Duru-Bellat, « école et égalité des chances », Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, 2006

SUJET : Vous montrerez comment l’origine sociale détermine la destinée des individus.