Onglets principaux

Cours de Entreprises et production : 1. Qui produit des richesses ?

Question 2. Qui produit ?

Découverte

Document 1- Les producteurs…

  1. Complétez le tableau en associant chaque photo à la nature de son producteur - association, entreprise publique, administration publique, entreprise privée, coopérative et mutuelle - et en indiquant si sa production est marchande ou non.

Document 2 - Part des différents secteurs dans la valeur ajoutée au 1er janvier 2007

  1. Expliquez par une phrase la signification du chiffre concernant le commerce en 2007.

  2. Expliquez comment on obtient la part du commerce dans la valeur ajoutée totale.

  3. Quelles sont les activités incluses dans le secteur secondaire ? dans le secteur tertiaire ?

  4. Calculez la part de la valeur ajoutée réalisée par le secteur secondaire, puis par le secteur tertiaire.

Document 3 - Sidaction

Depuis sa création en 1994, l’association Sidaction fonde son organisation sur un principe essentiel : réunir la recherche et le milieu associatif. Elle est, en France, la seule association à financer la recherche sur cette maladie et est reconnue d’utilité publique depuis 1998, ce qui permet, entre autres, à ses donateurs de déduire de leurs impôts une partie du don qu’ils font.

Sa vocation est d’agir dans tous les domaines de la lutte contre le sida :

  • apporter un soutien global à la recherche ;
  • développer la prévention de proximité ;
  • en France, aider les personnes séropositives les plus démunies ;
  • dans les pays en voie de développement, lutter pour le développement d’une prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/Sida.

Sidaction a toujours compté sur la mobilisation des citoyens conscients de l’enjeu de la lutte contre le sida. Chaque année, 4 500 bénévoles se mobilisent autour de l’opération Sidaction pour répondre au téléphone et réceptionner les 170 000 promesses de don. Le bénévolat permet aussi l’organisation de la journée mondiale contre le sida le 1er décembre de chaque année et l’organisation de manifestations sportives, culturelles au profit de Sidaction.

Source : www.sidaction.org/

  1. Que produit l’association Sidaction ?
  2. Qui travaille au sein de l’association ?
  3. Quel est le principal intérêt pour une association à être reconnue d’utilité publique ?
Document 4 - Les vignerons coopérateurs, tout un état d’esprit…

Au début du XXème siècle, des vignerons partageant le même idéal de qualité ont décidé de s'unir autour d'un projet commun : créer des vins d'exception.

Ainsi, les premières caves coopératives sont nées. La coopération vinicole est basée sur les grands principes de l'économie sociale, les mêmes qui sont aujourd'hui mis en avant dans le commerce équitable !

Les caves coopératives assurent la conception du vin de la vinification à la commercialisation. En se regroupant, les vignerons coopérateurs se sont dotés d'outils de production performants.

Pour une parfaite maîtrise d'amont en aval et grâce à leur association, ils s'entourent des compétences des meilleurs spécialistes : le technicien viticole optimise le travail des terroirs et de la vendange, l'œnologue et le caviste élaborent les cuvées et l'équipe commerciale vend les vins... Un travail d'équipe très enrichissant!

Les caves des vignerons coopérateurs élaborent la moitié de la production du vin français.

Par leur professionnalisme, les vignerons coopérateurs ont contribué au développement et à la reconnaissance de nombreux vignobles. Ils ont notamment constitué les "fers de lance" d'appellations d'origine contrôlée telles Banyuls, Beaumes de Venise, Buzet, Crémant d'Alsace, Madiran, Saumur-Champigny, Tavel... 

Au fil des années, les vignerons coopérateurs ont su créer des entreprises de renommée internationale. Porte-drapeau de la qualité du vin français, ils exportent près d'un tiers de leur production.

Source : http://www.vignerons-cooperateurs.coop/sit/ccvf/vignerons_cooperateurs/

  1. Qu’est-ce que l’économie sociale ?
  2. Quels sont les grands principes de l’économie sociale ?
  3. Quels sont les intérêts pour un vigneron à faire partie d’une coopérative ?

Approfondissement

1) Les organisations productives privées…

Elles appartiennent à des particuliers

a.   ..à but lucratif

Il s’agit des entreprises et des sociétés privées.

L’entreprise est une organisation productive qui réalise une production marchande. C’est une unité de décision économique produisant des biens et des services pour les vendre sur un marché afin de réaliser des bénéfices. Elle a un but lucratif. 

L’entreprise individuelle est possédée et gérée par une seule personne : le patrimoine de l’entreprise et celui du chef d’entreprise est confondu. 

Lorsqu’il y a au moins deux propriétaires, on parle de société.

On peut classer les entreprises selon :

  • Le secteur d’activité, qui regroupe l’ensemble des entreprises qui ont la même activité principale. 

Certaines entreprises ont une seule activité, d’autres en ont plusieurs. Dans ce cas, l’entreprise est classée dans le secteur où elle réalise le chiffre d’affaires le plus important. 

On distingue traditionnellement trois secteurs d’activité :

  • le secteur primaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité principale la production de ressources naturelles (agriculture, pêche et activités extractives) ;
  • le secteur secondaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité principale la transformation des ressources naturelles en produits manufacturés ;
  • le secteur tertiaire regroupe l’ensemble des entreprises qui ont comme activité principale la production de services. 
  • La branche, qui regroupe l’ensemble des entreprises ou des fractions d’entreprises  qui ont la même activité et qui produisent le même produit à titre principal ou secondaire. 

b.    ..à but non lucratif

Les coopératives, les mutuelles et les associations appartiennent à l’économie sociale (ou tiers secteur). 

Ces organisations productives ont pour objectif la solidarité, la démocratie et l’équité ; elles fournissent :

  • soit des biens et des services marchands,

Il s’agit des coopératives et des mutuelles. 

Les coopératives sont des sociétés privées dont l’objectif est la défense des intérêts de leurs membres, appelés sociétaires. Le but est de satisfaire l’ensemble des membres sur une base égalitaire, les bénéfices étant répartis équitablement entre les sociétaires. Elles produisent des biens et des services marchands mais dans un but non lucratif.  Ce sont les salariés (coopératives de production) ou les clients (coopératives de consommation) qui possèdent le capital. Le pouvoir de décision appartient aux sociétaires eux-mêmes selon le principe: un homme = une voix. On distingue aussi les coopératives non financières (coopératives de production créées pour produire en commun ou coopératives de consommation créées pour bénéficier des avantages des achats groupés) des coopératives financières (Banque populaire, Crédit agricole, Crédit Mutuel, etc.).

Une mutuelle est une société de personnes à but non-lucratif organisant la solidarité entre ses membres, et dont les fonds proviennent des cotisations des membres. Les mutuelles proposent des systèmes d’assurance fondés sur l’entraide et la solidarité. On distingue deux catégories de mutuelles : les mutuelles de santé (par exemple la MGEN) et les mutuelles d’assurances (par exemple la MAAF ou la MACIF).

  • soit des services non marchands.

Il s’agit ici des associations.

Conformément au statut qui leur a été donnée par la loi de 1901, les associations sont «juridiquement» à but non lucratif. 

L’article premier de la loi du 1er juillet 1901 définit l’association comme suit : «Convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les bénéfices». 

Recensée dans le secteur institutionnel «administrations privées» par la Comptabilité Nationale, une association produit des services non marchands financés par des dons privés ou des subventions publiques. Pour les plus grandes associations reconnues d’utilité publique comme la Croix Rouge, les Restos du Cœur, Sidaction, la SPA, le versement de dons donne lieu à une réduction fiscale pour le donateur.

L’association peut avoir une activité commerciale mais les bénéfices qu’elle réalise ne doivent pas revenir à ses membres. Ils doivent être réutilisés dans le cadre de l’association.

On peut distinguer deux grandes catégories d’associations : les associations culturelles, sportives ou de loisirs, et les associations plus «militantes» qui cherchent à défendre soit une grande cause (Greenpeace, SPA, etc.) soit une catégorie de la population (chasseurs, etc.).

L’association fonctionne grâce à des bénévoles (personnes qui participent à l’activité de l’association mais sans être rémunérées) et des salariés (personnes qui reçoivent un salaire en contrepartie du travail fourni) pour les plus importantes.

2) Les organisations productives publiques

a.    ..à but lucratif

Une entreprise publique est une entreprise dont le capital ou la majorité du capital appartient à l’Etat.

Elle produit des biens et des services marchands et peut avoir un objectif de profit comme les entreprises privées.

Certaines entreprises publiques sont qualifiées de sociétés d’économie mixte car elles associent capitaux publics et capitaux privés (par exemple : EDF).

Jusqu'en 1982, l’Etat avait tendance à nationaliser, donc à acheter des entreprises privées, dans des secteurs en difficultés ou dans des secteurs stratégiques. Depuis, il privatise (l’Etat vend certaines de ses entreprises) pour que les entreprises soient soumises aux lois du marché et pour obtenir des recettes supplémentaires en vue de combler une partie des déficits publics.

b.    ..à but non lucratif

Certaines entreprises publiques se distinguent des entreprises privées car elles visent avant tout à satisfaire l’intérêt général, même si elles fournissent des services marchands. Elles répondent à une mission de service public qui inclut l’idée d’égalité de traitement des citoyens quelle que soit leur situation géographique et sociale. 

Les administrations publiques produisent des services non marchands, comme la sécurité, l’éducation, la santé. Ces services non marchands sont fournis gratuitement ou presque et leur production est financée par des impôts et des cotisations sociales. Les principales administrations publiques sont les administrations d’Etat, les administrations locales (ou collectivités territoriales, à savoir la commune, le département et la région) et les administrations de sécurité sociale. 

Elles poursuivent une mission de service public, c’est à dire une activité d’intérêt général qui est assurée même lorsqu’elle n’est pas rentable.

Les administrations ont pour fonction de fournir à l’ensemble de la population ce que les entreprises ne peuvent produire car la rentabilité de cette production se réalise à trop long terme ou est incertaine voire nulle (défense nationale, infrastructures routières, etc.). Elles produisent aussi des services considérés comme essentiels (éducation, santé, etc.) mais que tous les citoyens n’auraient pu se procurer faute de moyens financiers suffisants si les entreprises les avaient réalisés elles-mêmes.

Remarque : Le secteur public regroupe l’ensemble des administrations publiques et des entreprises publiques.

 

METHODOLOGIE: LE CALCUL DE LA PROPORTION

Pour établir une répartition entre les différentes catégories d’une même donnée on utilise les proportions. Elles permettent de mesurer l’importance relative d’une partie par rapport à un ensemble.

Le calcul de la proportion (ou de la part) consiste à faire le rapport entre la partie concernée (sous ensemble) et la population totale étudiée (ensemble).

 

                                  Sous ensemble
La proportion  =      ___________           x 100
                               
                                    Ensemble

La lecture du résultat nécessite toujours de préciser à quelle population totale elle se rapporte. 

Exemple : Sur 100 élèves, 52 sont des filles ou 52 % des élèves sont des filles.

Pour comparer des proportions, il faut calculer l’écart entre les deux proportions. Cet écart s’exprime en «points de pourcentage».

METHODOLOGIE: LE CALCUL DU TAUX DE VARIATION

Le calcul

                                      Valeur d’arrivée – Valeur de départ

Taux de variation =        ___________________________          x 100       

                                                Valeur de départ

 

La lecture
Le taux de variation s’exprime en pourcentage et représente une variation entre deux dates, la plus récente (valeur d’arrivée) et la plus ancienne (valeur de départ).

Si le taux de variation est positif, il exprime une augmentation de la grandeur entre les dates étudiées,
 S’il est nul, une stagnation et
 S’il est négatif, une diminution.

Exemple de lecture : le nombre de jeunes a augmenté de 12 % entre 1950 et 1970.

À lire

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