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Cours de Terminale ES : 3. Economie du développement durable

Question 1. La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?

Découverte

Document 1 - Croissance et bien-être

Le débat sur l'utilité « hédonique » de la croissance remonte à un article ancien de Richard Easterlin. Suivi d'une série d'études similaires, ce dernier montre que, depuis l'après-guerre, le score moyen de satisfaction déclaré par la population est resté à peu près constant, malgré l'augmentation spectaculaire de la richesse des pays développés. Ainsi, la proportion d'Américains se déclarant « très heureux » n'aurait pas augmenté entre 1973 et 2003 malgré l'accroissement du PNB par tête de deux tiers. La même observation vaut pour les pays européens et le Japon. De manière générale, la proportion de gens qui se déclarent très heureux se trouve systématiquement au voisinage de 30 % ; en termes d'échelle, les gens se situent toujours en moyenne sur le sixième échelon quand on leur propose une échelle de 1 à 8. Revenu et bien-être ne seraient donc pas synonymes, et mesurer la croissance du PNB ne serait pas une bonne manière d'évaluer les progrès d'un pays.

Source : Andrew Clark, Claudia Senik, La croissance rend-elle heureux ?, 27 Questions d'économie contemporaine, Albin-Michel, 2008.

  1. Que signifie l'expression " utilité hédonique de la croissance " ?
  2. La mesure des performances économiques d'un pays est-elle significative du bien-être de ses habitants ?
Document 2 - Revenu national brut et sentiment de satisfaction (France)

 

Les dimensions de la qualité de vie

a) Selon le revenu par unité de consommation

  1. Quelle différence entre le niveau de vie et la qualité de vie ?
  2. Peut-on dire que le niveau de vie a un effet direct sur la qualité de vie ressentie ?
  3. Les conditions environnementales pèsent-elles sur la qualité de vie de tous les groupes sociaux de façon équivalente ?
Document 3 - La rareté des ressources

La planète comptera 2 milliards d'habitants de plus en 2050 et les tensions sur ces trois ressources essentielles que sont le pétrole, les terres arables et l'eau douce risquent de s'exacerber. Le pétrole, dont l'exploitation est condamnée par définition à l'épuisement, se rapproche de la fin : 46 ans consommation sur les statistiques de BP, contre 63 et 120 respectivement pour le gaz et le charbon. Et ce alors que le pétrole représente encore 34 % de la consommation mondiale d'énergie (26 % pour le charbon et 21 % pour le gaz). La baisse des quantités exploitables se traduira par un niveau élevé des cours et de fortes tensions tant au niveau international que local, particulièrement dans les pays à la fois pauvres et pétrodépendants. Certes, les pétroles non conventionnels, l'offshore très profond ou les autres types de carburant (agro-carburants, charbon liquéfié) retardent les échéances. Mais en raison de leurs capacités de substitution limitées et de leur impact écologique et social, ils déplacent les problèmes plus qu'ils ne les résolvent. Ainsi les agro-carburants ont contribué à la hausse des prix des céréales en 2008 et aux émeutes de la faim qui ont suivi..

Source : A. de Ravignan et Elliott Aurissergues, « Ressources sous tension », Alternatives économiques, octobre 2010

  1. Quelles seront, dans les années à venir, les conséquences économiques de l'épuisement des ressources pétrolières ?
  2. Cet épuisement peut-il être retardé ?
  3. Expliquez et illustrez le sens de la phrase soulignée.
Document 4 - Développement soutenable : le rapport Brundtland

Le développement soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Le développement implique une transformation progressive de l'économie et de la société. Même au sens le plus étroit du terme, le développement soutenable présuppose un souci d'équité sociale entre les générations, souci qui doit s'étendre, en toute logique, à l'intérieur d'une même génération.

Le développement soutenable nécessite de toute évidence la croissance économique là où les besoins ne sont pas satisfaits. Ailleurs, développement et croissance économiques sont compatibles à condition que le contenu de celle-ci respecte les principes que sont la soutenabilité et la non-exploitation d'autrui.

Pour atteindre tous ces objectifs, il va falloir réorienter nos techniques. Il faut d'abord renforcer la capacité d'innovation technologique des pays en développement afin que ceux-ci soient mieux armés pour relever le défi du développement soutenable. Il faudrait, dans tous les pays, intégrer les facteurs écologiques dans la recherche de nouvelles techniques. Par des mesures incitatives ou restrictives, les pouvoirs publics devraient faire en sorte que les entreprises trouvent un avantage à tenir compte des facteurs d'environnement lorsqu'elles mettent au point de nouvelles techniques.

Source : Gro Harlem Brundtland, Notre avenir à tous, 1987

  1. Pourquoi le développement soutenable suppose-t-il " un souci d'équité sociale " ?
  2. Quel peut être, selon l'auteur, le rôle de l'Etat dans la recherche du développement soutenable ?
Document 5 - Quatre formes de capitaux

Toute activité productive engage, en combinaison variable, quatre types de facteurs de production, ou selon un terme aujourd'hui plus fréquent, de capitaux : naturel, technique (également appelé capital produit), humain et social. Les deux premiers ont des définitions généralement bien acceptées. Au sein du capital naturel, il importe de bien distinguer les ressources renouvelables (mais pas inépuisables) et les stocks finis et donc épuisables de substances utiles, en général contenues dans le sous-sol. Par capital humain, nous entendons les connaissances et les compétences acquises par les individus, via l'éducation et la pratique. Le capital social est constitué de l'ensemble des institutions et relations sociales qui font que la combinaison des trois types précédents est d'une efficacité très variable selon les contextes «sociaux ». Avec la même dotation initiale en capitaux naturels, techniques et humains, une société où les institutions économiques sont légitimes et efficaces, où les coûts de transaction sont réduits parce que la confiance entre acteurs est grande se développera beaucoup plus vite qu'une société en guerre civile larvée. On dira que son capital social est bien plus élevé. Ce capital est par nature collectivement « possédé » par la société concernée. C'est un bien collectif.

Source : Pierre-Noël Giraud et Denis Loyer, Capital naturel et développement en Afrique, Economica, 2006.

  1. Donnez un exemple illustrant chacune des quatre formes de "capital " évoquées par le texte ?
  2. Illustrez par un exemple l'importance du cadre institutionnel dans le développement.
Document 6 - Les composantes de l'Indice de Développement Humain (IDH)

  1. Recherchez les 10 premiers pays selon l’IDH en 2016.
  2. Quel constat global peut-on tirer ?
Document 7 - La "courbe environnementale de Kuznets"

Bien qu'elle n'ait pas été découverte par l'économiste américain S. Kuznets, cette courbe a été ainsi dénommée par référence aux travaux de ce Prix Nobel, dans les années 1950, mettant en corrélation l'évolution du niveau de vie et les inégalités de répartition des richesses dans l'histoire d'un pays. La courbe environnementale, quant à elle, décrit la relation (en U inversé) qui existerait entre le niveau de développement d'un pays et le degré de pollution engendré par les activités économiques. Si elle semble vérifiée pour certaines pollutions, le bilan semble moins évident pour d'autres.

Source : Melchior

  1. Formulez de manière simple la relation mise en lumière par Simon Kuznets au milieu du XXème siècle entre niveau de vie et degré d'inégalités.
  2. Quelles sont les explications qui peuvent rendre compte de la forme en U inversé de la courbe environnementale ?
Document 8 - Soutenabilité faible contre soutenabilité forte

D'abord réticents à toute idée de régulation du marché pour des motifs écologiques, un certain nombre d'économistes néoclassiques ont fini par se rallier à la cause du développement soutenable en proposant une théorie de la soutenabilité qui est généralement qualifiée de « faible ». L'hypothèse centrale qui sous-tend leur point de vue consiste à supposer que les différentes formes de capitaux qui participent à l'économie humaine sont substituables les unes aux autres. Autrement dit, le capital (ou l'actif) naturel pourrait être remplacé par d'autres formes de capitaux artificiels. Pour les tenants de la soutenabilité faible, le fait de dégrader ou de détruire le capital naturel n'est pas particulièrement problématique à partir du moment où ce capital est utilisé pour produire une autre forme de capital (notamment financier et technologique) qui sera alors légué aux générations futures, en lieu et place du capital naturel dégradé. Grâce à cette hypothèse de substituabilité, le principe de solidarité intergénérationnelle est respecté, sans pour autant que les considérations écologiques aient besoin d'être prioritairement considérées. [...] Ouvertement opposés à cette vision des choses, certains tenants de l'approche systémique ont développé leur côté une théorie bien différente : celle de la soutenabilité forte. Le plus souvent proches des valeurs du Club de Rome, partageant les mêmes inquiétudes et dressant les mêmes constats, les défenseurs de cette approche rejettent en grande partie l'hypothèse de substituabilité. Pour eux, le capital naturel intègre un certain nombre de caractéristiques écologiques irremplaçables qui déterminent les grands équilibres planétaires et qu'il convient de préserver prioritairement afin de les léguer dans leur intégralité aux générations futures. Une soutenabilité forte suggère de ne pas utiliser davantage de services écologiques que la nature est capable d'en générer.

Source : A. Bouteaud, N. Gontran, L'empreinte écologique, La Découverte, 2009.

  1. Quelle est, d'une façon générale, la position des économistes néo-classiques à propos de la régulation du marché ?
  2. Pourquoi parle-t-on, à propos de leurs positions sur les questions environnementales, de " soutenabilité faible " ?
  3. Pourquoi la thèse de la " soutenabilité forte " est-elle beaucoup plus contraignante ?
Document 9 - La France creuse sa « dette écologique »

Alors que jusqu’au début des années 1970 l’humanité consommait moins de ressources que ce que pouvait lui procurer la nature, elle est ensuite devenue débitrice. Et le jour fatidique du dépassement est de plus en plus précoce : le 1er décembre en 1975, le 5 novembre en 1985, le 5 octobre en 1995, le 26 août en 2005, le 4 août en 2015, le 2 août en 2017, peut-être plus tôt encore cette année, pour laquelle le Global Footprint Network rendra son verdict cet été. Autrement dit, il faudrait désormais 1,7 planète pour subvenir aux besoins annuels des quelque 7,5 milliards d’humains.

Le WWF s’est penché, pour la première fois, sur le cas particulier de l’Hexagone. Il apparaît que, si le monde entier vivait comme les Français, la capacité des écosystèmes à se régénérer serait épuisée dès le 5 mai, en à peine plus de quatre mois. Il faudrait donc 2,9 planètes pour que les océans et les forêts stockent le CO2 relâché en un an par les activités humaines, et pour assurer l’alimentation en bétail et en poissons, ou l’approvisionnement en bois de la population mondiale.

Source : Le Monde, 3/05/2018

  1. Que mesure l’empreinte écologique ?
  2. Pourquoi peut-on dire que la France creuse sa dette écologique ?
Document 10 - L'empreinte écologique : le cas de la France

  1. Dans quelle situation la France se trouve-t-elle du point de vue de son bilan écologique ?
  2. Peut-on dire que le bilan écologique de la France s'est amélioré au cours des 40 dernières années ?

Approfondissement

Croissance et bien-être

Il n'est pas contestable que la croissance économique a eu pour conséquence, depuis deux siècles environ, une élévation sans précédent des niveaux de vie. Mais depuis quelques décennies, une prise de conscience des dégâts environnementaux et parfois humains engendrés par la croissance a émergé. L'accroissement de la production de biens et services se traduit-il toujours par une augmentation du bien-être ? La croissance économique est-elle, à long terme, compatible avec la préservation des équilibres écologiques et humains ? En clair, notre modèle de développement est-il à long terme durable ou, selon le terme aujourd'hui privilégié, « soutenable » ?

 

Croissance et bien-être

 

La relation entre l'amélioration du niveau de vie engendrée par la croissance et la perception du bien-être ou du bonheur qu'en tire la population est marquée par une contradiction : le sentiment de bien-être ne progresse pas, voire parfois régresse, alors même que les conditions de vie s'améliorent « objectivement ». Faut-il voir dans cette divergence la conséquence de la dimension symbolique de la consommation, portée par des désirs croissant plus rapidement que la possibilité de les satisfaire ? À la marge, un supplément de croissance économique semble aujourd'hui parfois se traduire par des effets positifs négligeables alors que les conséquences négatives apparaissent et s'accroissent.

Pour la plupart des économistes, le bien-être ne peut en effet se réduire à sa seule dimension matérielle. Il dépend de la combinaison de quatre formes de « capital » qui entrent en interaction les unes avec les autres : le capital naturel, le capital physique produit, le capital humain et le capital social.

Le capital naturel représente l'ensemble des ressources que la nature met à notre disposition. Certaines de ces ressources sont non renouvelables (énergies fossiles, minerais...), d'autres sont dites renouvelables, même s'il faut tenir compte de leur rythme de reconstitution et de l'intensité des prélèvements (réserves halieutiques, forêts, etc.). Le capital physique produit est constitué des biens de production durables et il s'accroît au rythme de la formation brute de capital fixe dont il faut déduire la proportion qui, chaque année, est usée ou devient obsolète.

La notion de capital humain est, quant à elle, issue des travaux de Gary Becker, économiste américain (né en 1930). Cette notion recouvre l'ensemble des connaissances et des compétences accumulées par les hommes; il se transmet à travers le temps et l'espace, notamment via l'enseignement et l'apprentissage.

Enfin le capital social recouvre les relations entre les individus, relations qui s'opèrent à la fois dans la sphère professionnelle et dans la sphère privée, et qui conditionnent le degré de confiance et de coopération que les individus peuvent mobiliser. On lui adjoint parfois le capital « institutionnel » qui renvoie à la qualité des structures politiques et sociales et qui rejaillit sur l'efficacité des relations interindividuelles.

 

Redéfinir les finalités de la croissance économique

 

La réflexion sur notre modèle de croissance a, dans un premier temps, consisté à remettre en question la qualité de certains indicateurs traditionnels comme le PIB et le PIB par habitant : ne mesurant qu'une partie des activités économiques (en sous-évaluant ou en ignorant les activités non marchandes), il comptabilise par ailleurs « en positif » les activités de compensation des externalités négatives de la croissance (lutte antipollution, dépenses de santé liées au travail, réparation des accidents, etc.) qui ne constituent pas un « enrichissement net » pour le corps social. D'autre part, le prélèvement sur les ressources non renouvelables et les dégâts irréparables à l'environnement ne sont pas pris en compte. Enfin, les indicateurs purement économiques ne rendent que très imparfaitement compte de la réalité des conditions de vie des populations. Le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) élabore, depuis 1990, un indice de développement humain IDH) qui combine la dimension économique du développement (revenu national brut par tête), la dimension sanitaire (espérance de vie à la naissance) et la dimension culturelle (niveau d'éducation de la population). La comparaison du classement des pays selon l'IDH ou selon le RNB/hab. révèle quelques surprises : deux pays ayant le même niveau de RNB/hab. peuvent occuper des rangs éloignés dans l'échelle de l'IDH.

D'autres organismes comme l'OCDE ont développé, ces dernières années, des indicateurs composites destinés à mieux rendre compte du niveau de bien-être, en intégrant des variables comme la situation de l'emploi ou le degré des inégalités sociales.

 

L'objectif du développement soutenable

 

La croissance économique se heurte aujourd'hui à des limites écologiques de plus en plus évidentes et la prise de conscience de cette situation touche désormais une part croissante des populations. Le réchauffement climatique, largement engendré par les rejets massifs de gaz à effet de serre (GES) de nos modes de transport et de logement ou de notre modèle de production agricole et industriel laisse entrevoir, à l'échelle d'une ou deux générations, des conséquences dramatiques. Les cris d'alarme de la communauté scientifique ont abouti à des accords internationaux destinés à réduire les émissions de GES mais l'application de ces accords est aujourd'hui très partielle. La raréfaction des ressources en eau consommable, l'accroissement de la pollution de l'air sont deux autres conséquences de nos modes de production et de consommation. Enfin l'épuisement de certaines ressources naturelles non renouvelables (hydrocarbures, minerais...) est désormais une certitude chiffrable alors que la pression sur les ressources renouvelables comme celles tirées de la mer contraint aujourd'hui à une limitation sévère des prélèvements. Face à ces sombres perspectives, le rapport Brundtland, commandé par les Nations unies en 1987, a énoncé ce que devrait être un « développement soutenable » défini comme « un mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Mais les clivages théoriques de la science économique réapparaissent à propos de ce concept de développement soutenable. Les théoriciens d'inspiration libérale dans la lignée du courant néoclassique, privilégient une définition minimale de la soutenabilité (« soutenabilité faible ») : selon eux, la disparition d'une ressource naturelle n'est pas dommageable si les hommes trouvent les moyens de lui substituer une ressource alternative, par le biais des innovations. Pour ce courant de pensée, les différentes formes de capitaux sont « substituables »; le capital naturel, en particulier, peut être remplacé par du capital physique produit pour satisfaire les besoins des générations futures;

La version « écologiste » de la soutenabilité (« soutenabilité forte ») conteste cette vision optimiste de la substituabilité en soulignant que certaines ressources naturelles sont irremplaçables et que leur disparition créerait une situation irréversible qui ne pourrait être compensée. Pour ce courant, il importe donc de substituer des ressources renouvelables (l'énergie éolienne ou solaire par exemple) aux ressources en voie d'épuisement (les combustibles fossiles, l'uranium) de manière à préserver le stock de capital naturel.

Une des manières de mesurer l'impact des activités humaines sur l'environnement consiste à calculer « l'empreinte écologique » de ces activités : il s'agit du nombre d'hectares biologiquement productifs permettant de pourvoir aux besoins humains et d'absorber les déchets produits. Toutes les populations du monde n'ont évidemment pas la même empreinte écologique : un Américain du Nord a une empreinte écologique moyenne de 9,5 ha alors que celle d'un Indien est de 0,9 ha. Au niveau mondial, il est désormais évident que l'empreinte écologique moyenne d'un Terrien (2,6 ha environ) dépasse la « biocapacité » moyenne (de l'ordre de 1,8 ha). Pour le dire autrement, le niveau de vie moyen actuel d'un habitant de la Terre nécessiterait aujourd'hui une planète et demie.

 

Conclusion

 

La question écologique revient régulièrement au centre de l'actualité, généralement à l'occasion de circonstances dramatiques (catastrophe de Fukushima) ou  inquiétantes (fonte des grands glaciers de l'Arctique). Dans les préoccupations de l'opinion publique, elle est pourtant concurrencée par les enjeux immédiats du ralentissement de la croissance, de la montée du chômage ou des crises financières. Les enjeux écologiques semblent parfois lointains et relativement incertains et la nécessaire transformation de notre mode de croissance se heurte, de ce fait, à une relative inertie du corps social alliée à la résistance de nombreux groupes de pressions.

À lire

Alvaredo, Chancel, Piketty, Saez, Zucman, Le Rapport sur les inégalités mondiales 2018

Michel Camdessus, Vers le monde en 2050

Roger Guesnerie, Nicholas Stern, 2 économistes face aux enjeux climatiques

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