France métropolitaine – septembre 2008 – enseignement obligatoire
Thèmes : croissance, emploi
Type : dissertation appuyée sur un dossier documentaire
Dossier réalisé par Dominique Szczesny
La formation initiale (l’éducation par l’école) permet aux individus d’être plus productifs; cette plus grande productivité a des incidences positives sur le volume des richesses.
Les pouvoirs publics interviennent dans le domaine de la formation.
Trois attentes quant à une meilleure formation de la main d’œuvre sont proposées : celle de l’Etat qui compte sur un développement plus rapide ; celle des entrepreneurs qui espèrent ainsi disposer d’une main d’œuvre plus productive ; celle des actifs qui comptent disposer d’un niveau de revenus plus élevés étant donné leur niveau de qualification.
Ce document invite à lire la relation évoquée dans le sujet dans le sens suivant : croissance économique → population active.
On remarque en effet que les pays qui connaissent des niveaux de croissance plus élevés que d’autres enregistrent une progression plus rapide de l’emploi. On peut prendre appui sur les exemples suivants : les États-Unis se caractérisent par des taux de croissance plus importants que les autres pays étudiés (+ 3,2 % par an sur la période1994-2004) et voient l’emploi progresser en moyenne de 1,2 % ; en revanche, le Japon connaît une progression annuelle moyenne des richesses crées de 1,2 % et enregistre une réduction du volume d’emploi de 0,1 %. On peut aussi citer le cas de l’Allemagne (+1,4 % de croissance sur la période 1993-2003 et un emploi qui ne progresse annuellement en moyenne que de 0, 3 %).
Ce document invite lui aussi à lire la relation proposée dans le sens croissance économique → population active.
Selon l’auteur les jeunes actifs et surtout les jeunes non diplômés représenteraient une variable d’ajustement en cas de ralentissement de l’activité économique. En revanche, en ce qui concerne les diplômés, on serait confronté à une plus grande stabilité de l’emploi étant donné qu’ils seraient moins sensibles aux évolutions de la conjoncture.
Ce document propose des informations relatives aux taux d’activité. La tendance générale s’inscrit dans le cadre d’une progression sensible du taux global d’activité. Toutefois, deux phénomènes contradictoires donnent naissance à ce type de résultat.
On assiste en effet à une chute continue de l’activité masculine (- 8 points de pourcentage) alors que l’on enregistre une progression de 13 points de pourcentage pour l’activité féminine. Ceci confirme bien la féminisation progressive des actifs.
On peut indiquer à la fois que l’effort contributif de la main d’œuvre à la croissance économique est marqué par une participation de plus en plus forte des actives mais on peut émettre aussi l’hypothèse que la création des richesses entraîne des modifications quant à la structure des actifs : montée de l’activité féminine en lien avec une tertiarisation grandissante de l’économie.
Ce document insiste sur les effets du ralentissement de l’activité économique sur les titulaires d’emplois précaires, mais aussi sur la situation particulière des seniors.
Pour les premiers, ils sont plus touchés que les autres par la conjoncture (en lien avec les informations contenues dans le document n°2). Pour certains d’entre eux peut s’enclencher une spirale pouvant conduire à l’exclusion.
Pour les plus âgés, la sortie du l’activité se traduit souvent par une sortie définitive : près d’un quinquagénaire sur quatre est inactif en France.
Ce document insiste sur la très grande diversité des situations au sein de l’Union européenne mais aussi entre pays développés à économie de marché si l’on s’appuie sur un indicateur comme les taux d’emploi (taux d’emploi global, des jeunes et des plus âgés).
En effet, les pays comme les Etats-Unis ou la Suède se distinguent par le fait que les taux d’emploi des plus âgés sont relativement très élevés par rapport à ceux de certains pays comme la France (60,4 % pour les premiers, 69,4 %pour le second et seulement 37,9 % pour la France). De même, les taux d’activité des plus jeunes sont beaucoup plus importants dans les pays d’Amérique du Nord et dans les pays scandinaves par rapport à ceux enregistrés en France ou en Allemagne (71,5 % pour les Etats-Unis, 72,5 % pour le Canada, 72,5 % pour la Suède contre 63,1 % en France).
Ce document peut donc alimenter la thèse selon laquelle les actifs contribuent à la croissance mais de manière très inégale d’un pays à l’autre (participation plus ou moins grande des jeunes et des plus âgés à la création de richesses). De même, le document peut aussi inviter à une réflexion sur les conséquences de l’activité économique sur la structure des actifs : nécessité de mobiliser toute la main-d’œuvre quel que soit son âge.
La croissance économique est un phénomène récent quand on la replace dans le cadre de l’histoire de l’humanité. La révolution industrielle a permis de faire entrer certains pays dans l’ère de la croissance économique que l’on peut qualifier comme une augmentation continue et irréversible du volume de richesses produites sur un territoire national. Par conséquent, comment peut-on sérier les différents facteurs qui agissent sur cette dernière ? Parmi ceux-ci on compte les facteurs de production et leur mobilisation. Généralement, on en dénombre deux : le facteur capital et le facteur travail. Quel impact ce dernier a-t-il réellement sur la progression des richesses produites. De même, l’accroissement de ces dernières ne génère-t-il pas non plus des effets sur les actifs qui sont mobilisés pour les produire ?
Il s’agira donc de mener une réflexion sur les effets de la mobilisation de la population active sur la croissance économique mais aussi sur les conséquences entraînées par l’augmentation des richesses sur l’ensemble des personnes exerçant ou cherchant à exercer une activité professionnelle rémunérée.<//font>
La montée de l'activité féminine contribue à la création de richesses (document n°3). De même, une mobilisation plus importante des actifs peut aussi expliquer la croissance économique (documents n°4 et 6).
Etat et entrepreneurs ont intérêt à disposer d’une plus main d’œuvre plus qualifiée, cette dernière étant plus productive. De même, les actifs qualifiés peuvent bénéficier d’une rémunération plus importante (document n°1). On peut aussi évoquer que ces niveaux de rémunérations plus importants peuvent soutenir la demande, sachant que les revenus des ménages sont principalement consacrés à la consommation et que la demande constitue aussi le principal facteur explicatif de la croissance économique.
Les pays à croissance économique forte connaissent un chômage peu élevé (document n°1) et des taux d’activité élevés (document n°6).
Toutefois, il existe une très grande diversité des situations au sein des pays de l’Union européenne mais aussi entre les pays développés à économie de marché.
On assiste à la féminisation progressive des actifs liée à une tertiarisation grandissante des économies (document n°2).
De même, on enregistre une précarisation des actifs non diplômés et, en parallèle, une protection plus forte des qualifiés face à la conjoncture (documents n° 3 et 6), ce qui conforterait les analyses en termes de segmentation du marché du travail.
Il s’avère donc que les relations entre population active et croissance économique sont doubles dans le sens où elles s’entraînent mutuellement. La mobilisation du facteur travail apparaît comme un élément indispensable pour comprendre la création de richesses. De même, l’augmentation de ces dernières génère des effets sur le volume et la structure des actifs.
Toutefois, le lien entre population active et croissance n’est pas exclusif. En effet, on peut aussi émettre l’hypothèse d’une liaison étroite entre qualification de la main d’œuvre et un phénomène lié à l’accroissement des richesses comme le développement. C’est alors à la "combinaison des changements mentaux et sociaux de la population", selon l’expression de François Perroux, qu’il faudrait s’intéresser, phénomène qui a été délibérément laissé de côté dans la démonstration ci-dessus.