Valeur ajoutée : un partage relativement stable

Depuis 1988, la part des salaires dans la valeur ajoutée (c'est-à-dire la différence entre ce que produit une entreprise et les consommations de biens et services qui ont servi à réaliser cette production) oscille autour de 65 %, le reste (35 %) revenant à l'entreprise, qui doit rémunérer ses actionnaires mais aussi rembourser ses dettes et investir, et à l'Etat.

La fin des années 1970 et le début des années 1980, qui ont vu une évolution du partage de la valeur ajoutée en faveur des salaires – leur part atteignant 75 % en 1982 –, constituent une période atypique car caractéristique de déséquilibres forts : taux d'intérêt réels négatifs, inflation élevée, prix relatifs perturbés par les chocs pétroliers. La politique de rigueur, mise en place dès 1982, aura pour effet de redéplacer le partage de la valeur ajoutée en direction des entreprises. D'autres facteurs comme l'ouverture de l'économie française, un commerce mondial très dynamique et une internationalisation croissante des marchés de capitaux ont également joué en ce sens, ramenant le partage salaires/profits à des niveaux proches de ceux de la période 1959-1973.

Thème : Entreprise
Mise en ligne : 11/03/2009
Source : Insee,
Comptes nationaux – base 2000

Dossier réalisé par Emmanuelle Simon-Ledoux

Haut de page Haut de page