Pondichéry – avril 2007 – enseignement obligatoire
Thèmes : croissance, développement
Type : dissertation appuyée sur un dossier documentaire
Dossier réalisé par Dominique Szczesny
Il s’agit de constater que la consommation annuelle de pétrole tend de plus en plus à dépasser les découvertes annuelles de pétrole. Il faut donc extraire un certain nombre de données chiffrées qui puissent illustrer ce constat. En effet, en 1965, les découvertes étaient supérieures à la consommation de pétrole à raison de 31 milliards de barils. En 2004, l’écart entre les découvertes et la consommation est estimé à – 20 milliards de barils. Ceci signifie donc que l’on puise de plus en plus dans les réserves de pétrole, et donc au final, cela remet en cause la soutenabilité de cette consommation à long terme. Par conséquent, l’utilisation de cette source d’énergie pour permettre la création de richesses hypothèque le devenir des générations futures.
Le premier paragraphe réaffirme l’épuisement des ressources renouvelables (en lien avec les informations du document n°1).
En revanche, le second paragraphe met en lumière la possible compatibilité entre croissance économique et développement durable par l’intermédiaire du progrès technique.
Le dernier paragraphe livre un exemple permettant d’étayer l’hypothèse soulevée par l’auteur : les politiques visant à développer les énergies renouvelables sont proposées pour l’illustrer.
Il faut distinguer deux types de pays quant à la croissance économique qu’ils connaissent.
Les pays développés rencontrent un ralentissement de leur croissance (de 2,9 % par an en moyenne sur la période 1988-1997 à 2,6 % en moyenne par an sur la période 1998-2007) en sachant que cette dernière reste modeste.
Les pays émergents et en développement connaissent une accélération de leur croissance (de 4,1 % à 5,8 % par an sur les périodes étudiées) qui se situe à des niveaux plus élevée que celle des pays avancés. On assiste à un rattrapage progressif des deux géants d’Asie que sont la Chine et l’Inde relativement aux pays avancés (on peut s’appuyer sur les niveaux élevés des croissances chinoise et indienne sur la dernière période c'est-à-dire respectivement 8,9 % par an et 6,5 % par an). Ce rattrapage peut poser problème quant à la soutenabilité de cette croissance et plus particulièrement sur les effets environnementaux induits.
Il s’agit de mettre en avant la solution politique principale envisagée contre le réchauffement climatique. Il montre que les pays développés se sont engagés à voir leurconsommation de CO2 baisser par rapport à 1990. Par ailleurs, il met en lumière la position américaine par rapport à cette question. On peut en déduire que le refus américain tient à la crainte que la poursuite du développement durable ne porte atteinte au modèle de croissance et de consommation que connaissent les Etats-Unis. Par conséquent, la compatibilité entre croissance et développement durable apparaîtrait difficile.
Ce document mesure le caractère "énergivore" du PIB. Autrement dit, il permet de mesurer la quantité d’énergie nécessaire pour produire. L’intérêt de ce document est qu’il permet d’appréhender l’évolution de l’intensité énergétique. Il permet aussi de relativiser les prédictions pessimistes, puisque l’on constate que la production est de moins en moins énergivore, pour une quantité produite donnée. Cet argument peut être mis en relation avec celui relatif au progrès technique et contenu dans le document n°4 : le progrès technique permettrait alors d’économiser l’énergie nécessaire pour produire.
Au lendemain du second conflit mondial, les puissances occidentales doivent reconstruire leur économie. Il faut produire pour pouvoir satisfaire les besoins essentiels des populations. Un objectif de croissance forte est clairement affiché dans les anciens pays en conflit. Il s’agit donc de créer un volume sans cesse croissant de richesses. L’on enregistre alors des progressions moyennes annuelles du PIB, qui permet de mesurer cette croissance, de l’ordre de 4 % à 5 %.
Toutefois, dès la fin de cette période mythique des Trente Glorieuses, des voix s’élèvent contre les effets générés par cette course à la production. C’est notamment le cas des écrits du club de Rome.
Aujourd’hui, dans un contexte de croissance ralentie, l’interrogation subsiste : peut-on concilier un niveau d’accroissement élevé des richesses et ses conséquences sur le long terme et préserver le devenir des générations futures ?
Il s’agira donc de montrer, dans un premier temps, que les deux objectifs sont difficilement compatibles puis de voir que si certaines conditions sont remplies croissance économique et développement durable sont conciliables.
Il s’avère donc que si la croissance économique génère des effets pervers ou externalités négatives qui sont difficilement compatibles avec une vision de long terme comme le développement durable, il semble toutefois que le progrès technique puisse concilier les contraires en proposant des possibilités de croissance plus économes en ressources naturelles.
Par ailleurs, l’action concertée des Etats peut aussi contribuer à asseoir les modalités d’une croissance plus respectueuse de l’environnement, à condition toutefois que les grands pays émergents comme la Chine et l’Inde partagent cette préoccupation environnementale, ce qui est loin d’être acquis pour le moment.