Dossier réalisé par Hélène Delhommeau
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000
(1) Le taux de marge est la part de l’excédent brut d’exploitation dans la valeur ajoutée (Taux de marge = (EBE/VA). Il mesure donc la part du profit dans la valeur ajoutée, c'est-à-dire la part de la valeur ajoutée qui rémunère les apporteurs de capitaux.
Source : Insee, Comptabilité nationale en base 2000
70 étaient versés aux salariés
70 revenaient aux propriétaires de l’entreprise
28 revenaient aux apporteurs de capitaux sous forme d’excédent brut d’exploitation
une baisse de leur rémunération
une augmentation de leur rémunération
une baisse du poids de leur rémunération dans la valeur ajoutée
évoluent dans le même sens
évoluent en sens inverse
n’ont pas de liens particuliers
L’excédent brut d’exploitation (EBE) des entreprises est redistribué sous trois formes principales : une part va au paiement de l’impôt sur les sociétés, une part sert à payer les intérêts des emprunts contractés dans le passé, une part rémunère directement les propriétaires du capital. Ce qui reste après l’ensemble de ces paiements est qualifié d’épargne. L’épargne peut soit alimenter la trésorerie, soit autofinancer les investissements nouveaux.
Source : Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunération en France, Insee

La valeur ajoutée par l'ensemble des agents économiques se compose du revenu des salariés, de celui des propriétaires du capital, des impôts prélevés par l'Etat et des frais financiers versés aux institutions financières.
Deux facteurs contribuent à la création de la valeur ajoutée dans l'entreprise : le capital et le travail. L'Etat peut marginalement influer sur sa répartition, soit en pesant sur les négociations salariales, soit en redistribuant l'impôt. Favoriser le capital répond au souci de préserver les capacités des entreprises à investir. Favoriser le travail revient à augmenter les salaires.
Source : Le Monde, 7 février 2009
Les revenus sont la contrepartie de la production, plus exactement du PIB […]. Ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la production en reçoivent une part appelée revenu primaire (répartition primaire). La masse de ces revenus est donc liée au volume du PIB […]. Toutefois, seule une partie est distribuée aux ménages.
Les revenus primaires diffèrent selon leur origine. Certains rémunèrent les agents économiques ayant fourni leur force de travail (salariés et travailleurs indépendants) : ce sont des revenus du travail ou des revenus d’activité. D’autres sont perçus par les agents ayant fourni du capital financier (prêteurs, actionnaires…) ou physique (propriétaires fonciers ou immobiliers…). Ce sont des revenus du capital (ou revenus de la propriété).
Certains revenus sont à la fois des revenus du capital et des revenus du travail : l’entrepreneur individuel est un travailleur indépendant. Son revenu rétribue son travail mais aussi les capitaux qu’il a placés dans son exploitation. Il s’agit alors d’un revenu mixte.
Source: Serge d’Agostino et Gabriel Trombert, « Redistribution des revenus », Cahiers français n°279, La Documentation française, janvier-février 1997

David Abbate a 33 ans. Sans la crise de 2008-2009, qui a fait passer la proportion de chômeurs de longue durée de 25 % à 34 % en Rhône-Alpes, il serait probablement toujours un assistant de direction heureux dans une grosse société immobilière lyonnaise. Mais la récession est passée par là, et il a été licencié économique : "J'ai cherché autre chose. Mais depuis 2009, j'accumule les échecs. Pour le moral, ce n'est pas évident", confie-t-il. […] Il est actuellement en contrat à durée indéterminée (CDI) et à mi-temps dans une société de services à la personne, Pulse Home Services. "Je m'occupe de deux personnes âgées. Je leur fais les courses, le ménage. Je les sors. Je leur tiens compagnie. J'aime bien ce travail", dit cet homme tout en douceur. Mais il en vit mal. En cumulant l'allocation de solidarité spécifique (460 euros) et son salaire, il atteint rarement les 800 euros mensuels pour 1 200 euros de charges. […]
Karim Dinar, 29 ans, est un ancien chauffeur routier. Il veut reprendre ses études et est sur le point d'y parvenir. Titulaire d'un baccalauréat scientifique, il s'est inscrit en IUT (Institut universitaire de technologie) d'informatique. "J'ai eu des problèmes familiaux, j'ai dû travailler jeune. J'ai fait un peu de tout", résume ce père d'un petit garçon de 2 ans. Il veut, "maintenant qu'il a retrouvé un équilibre, reprendre sa vie en main, mais pas dans un secteur qui paie mal et traite mal les ouvriers". Le jeune homme, qui vit du revenu de solidarité active (RSA) et du mi-temps de sa compagne, a bien du mal à convaincre le directeur de l'agence (Pôle Emploi) de Vaise qu'il recherche activement un emploi.[…]
Malgré ses onze années consécutives de chômage, Thierry Ros ne se plaint pas. "Je ne suis pas du genre à profiter de mon handicap", explique ce quinquagénaire qui est bègue et souffre de troubles de l'équilibre dus à une affection de l'oreille interne. "Si je n'avais pas l'ASS et l'allocation adulte handicapé, je ne pourrais pas vivre », reconnaît-il.
Source : Le Monde, 29 juillet 2011

Source : Hélène Delhommeau
A l’aide du schéma ci-dessus, complétez le texte ci-dessous avec les termes suivants : revenus secondaires, consommer des biens et services, revenus primaires, cotisations sociales, redistribution des revenus, administrations publiques, impôts, épargner
Attention : « revenus primaires » et « revenus secondaires » peuvent être utilisés deux fois.
Les ménages qui participent directement ou indirectement à la production perçoivent des …………………………………, sous forme de revenus du travail, de revenus mixtes ou de revenus de la propriété. Des prélèvements obligatoires sont effectués sur les revenus primaires par les …………………………………………………….., c'est-à-dire par l’Etat, les collectivités locales et les organismes de sécurité sociale. Ces prélèvements obligatoires prennent la forme d’…………………… et de …………………………………. Une fois collectés, ils servent à financer les …………………………………… versés selon des critères sociaux. Ce processus par lequel les administrations publiques ponctionnent une partie des revenus primaires pour ensuite distribuer des revenus secondaires s’appelle la ……………………………………………………….
Le revenu disponible des ménages est le revenu dont ils disposent une fois la redistribution des revenus effectués. Il se calcul de la façon suivante :
Revenu disponible = ……………………………………… - impôts et cotisations sociales + ……………………………… Le revenu disponible est utilisé par les ménages pour …………………………………………………… et pour …………………….
La redistribution horizontale opère des transferts de revenus qui ne sont pas motivés par la hiérarchie des revenus primaires. Elle s’opère donc entre des individus (ou des ménages) qui appartiennent à la même strate de revenu primaire. Les allocations familiales, par exemple, donnent lieu à des transferts entre ménages dont les revenus primaires sont comparables, mais qui diffèrent quant au nombre d’enfants.
La redistribution verticale s’opère entre individus et catégories ayant des revenus différents. Les titulaires de revenus élevés paient des impôts et des cotisations sociales pour assurer le versement de prestations aux titulaires de revenus faibles. La redistribution des revenus vise donc à réduire les inégalités des revenus.
Source : Dictionnaire de sciences économiques, Alain Beitone, Christine Dollo, Jean-Pierre Guidoni, Alain Legardez, coll. Cursus, Armand Colin, 1991


Source : D’après Insee, France portrait social, Edition 2010