1. Ménages et consommation


1. Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs ?

Après avoir constaté que le revenu disponible se répartit entre consommation et épargne et évoqué les différentes formes d’épargne, on montrera à partir de données chiffrées simples que la consommation des ménages dépend à la fois du niveau de leur revenu et du prix des biens. On mettra en évidence les effets dans le temps de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation des ménages. On initiera les élèves à interpréter les valeurs significatives que peuvent prendre les élasticités (prix et revenu) pour quelques types de biens en mettant en évidence l’intérêt de cet outil pour l’économiste.


Question 3. Quel est l’impact des prix sur la consommation ?

Dossier réalisé par Judith Leverbe

ETAPE 1. DECOUVERTE

Document 1 - Quelles sont les différentes motivations de la consommation de produits alimentaires ?

1- Quel constat cette enquête permet-elle de faire quant au rôle du prix dans la consommation alimentaire ?

2- D’après vous, le prix joue-t-il de la même façon pour tous les types de produits alimentaires ?

Document 2 - Les différentes attitudes face à la hausse des prix alimentaires

3- En vous appuyant sur la définition de l’élasticité-revenu (vue dans le cours sur l’impact du revenu sur la consommation), vous formulerez le mode de calcul de l’élasticité-prix de la consommation

4-
Illustrez la proposition "Vous achetez des produits de substitution"

Document 3 – Elasticité prix

"La consommation en produits alimentaires, hors boissons alcoolisées et tabac, progresse de 0,1 % en 2008, après + 1,5 % en 2007. Comme les prix alimentaires augmentent de 4,9 % (après + 1,3 % en 2007), la consommation en valeur s’accroît de + 5,0 %. Ainsi, la part de ces produits progresse légèrement dans le budget des ménages (12,4 % après 12,3 %), ce qui apparaît comme une rupture par rapport à une tendance à la diminution de long terme (-  0,15 point par an au cours des dix dernières années). Le ralentissement des achats alimentaires en volume s’explique surtout par la baisse de la consommation de viande : - 2,3 % après + 0,6 % en 2007. En revanche, les hausses de prix des produits laitiers, des œufs, des huiles, du pain et des céréales n’ont qu’un impact limité sur la consommation de ces produits : souvent de première nécessité, ces dépenses sont habituellement peu affectées par les mouvements conjoncturels des prix ou des revenus."

Source : Insee première n°1241, juin 2009.

5- A partir du texte, dites si les propositions suivantes sont vraies ou fausses ?

Document 4 – Modification du rapport à la consommation


"Avec les forfaits illimités,  le mouvement est double : ils désolidarisent à la fois le moment du paiement de celui de la consommation, et le montant du paiement de l’intensité de la consommation. En désolidarisant le paiement de l’usage à proprement parler, ils permettent de consommer sans passer par la 'case achat'.  
Le moment de l’itinéraire de consommation le plus désagréable, le paiement de la facture (celle-ci étant justement nommée dans le langage populaire 'douloureuse') est délayé dans le temps : remplacé, d’une part, par la signature d’un contrat unissant les deux parties, d’autre part, par le versement cyclique et automatisé d’une somme d’argent prédéfinie. La réitération de la prise de conscience du coût est évitée, car la réflexion sur le prix n’est mobilisée qu’une seule fois, en amont de l’engagement. (...) L’usage semble gratuit sur le moment mais il faut payer à un moment donné : souvent avant, pour accéder au service, parfois après, pour s’en débarrasser. (...)
Cependant, les consommateurs ne sont pas dupes et n’ont pas un sentiment de gratuité lors de l’acte de consommation."

Source : CREDOC, Le développement des forfaits illimités. Quel impact sur la perception des prix ?  Décembre 2008.

6- Expliquez le sens de la phrase soulignée

7- Que cherchent les entreprises par cette technique commerciale ?

Document 5 – Publicité et élasticité-prix

"La sensibilité accrue des consommateurs aux prix des PGC* serait en grande partie la conséquence des réactions des consommateurs aux stratégies des distributeurs. La recherche en marketing a obtenu des résultats qui apportent un certain crédit à cette hypothèse.
Par exemple, il a été montré à plusieurs reprises que la publicité centrée sur le prix accroît la sensibilité aux prix des consommateurs et tend à exercer un effet dépressif sur les prix. A l’inverse, lorsque la publicité ne porte pas sur les prix, elle tend à réduire la sensibilité aux prix. Des conclusions similaires se sont imposées concernant l’effet des promotions. Par exemple, (...) les promotions ont tendance à augmenter la sensibilité aux prix des clients et à réduire leur fidélité."

* Les PGC (produits de grande consommation) regroupent l’ensemble des produits alimentaires consommés à domicile, y compris boissons alcoolisées, ainsi que les produits d’entretien et d’hygiène-beauté.

Source : CREDOC, Contrainte budgétaire des ménages, segmentation des marchés et stratégies de la grande distribution, Cahier de recherche, novembre 2007.

8- A quel type de publicité  peut-on opposer la publicité centrée sur les prix ?

9- Quel est l’effet du recours à la publicité sur les prix et des promotions fréquentes?

Document 6 –Prix normal


"Au final, l’omniprésence du thème des prix bas et des promotions dans le discours des distributeurs a largement participé à la promotion d’une culture de ‘l’achat malin’, alimentée par le diffusion du modèle ‘low cost’ dans plusieurs secteurs de l’économie (dont le hard-discount est l’incarnation dans le commerce de détail) et l’apparition de nouvelles formes de commerce à prix bas sur internet. Cette culture de l’achat malin a bénéficié d’un soutien appuyé de la presse magazine et audiovisuelle qui a multiplié les dossiers sur les mille et une manières d'optimiser ses achats.
Cette valorisation de l'achat malin a contribué à la diffusion de l'idée selon laquelle acheter un produit au ‘prix normal’, sans bénéficier d'aucune promotion, ristourne, ou d'aucun avantage ou cadeau... relevait de l'exception plus que de la norme. Même les consommateurs les moins soumis à la rigueur de la contrainte budgétaire se sont vus invités à se montrer plus malins que le système."

Source : CREDOC, Contrainte budgétaire des ménages, segmentation des marchés et stratégies de la grande distribution, Cahier de Recherche, novembre 2007.

10- Qu’est-ce que le "prix normal" d’un bien ? Comment est-il perçu par les consommateurs aujourd’hui ?

11- Expliquer le sens de la phrase soulignée

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