Après avoir constaté que le revenu disponible se répartit entre consommation et épargne et évoqué les différentes formes d’épargne, on montrera à partir de données chiffrées simples que la consommation des ménages dépend à la fois du niveau de leur revenu et du prix des biens. On mettra en évidence les effets dans le temps de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation des ménages. On initiera les élèves à interpréter les valeurs significatives que peuvent prendre les élasticités (prix et revenu) pour quelques types de biens en mettant en évidence l’intérêt de cet outil pour l’économiste.
Dossier réalisé par Judith Leverbe
M. et Mme Balthazar perçoivent l’un et l’autre un salaire de 1800 euros par mois. Ils ont 3 enfants et reçoivent, à ce titre, 270 euros par mois d’allocations familiales. Ils possèdent un studio qu’ils louent à un étudiant pour un loyer de 320 euros par mois.
Salaire | Revenu de la propriété | |||||||
Loyer perçu | Revenu d'activité | |||||||
Allocations familiales | Transferts sociaux |
Le frère de Mme Balthazar est avocat, sa sœur est agricultrice, son père est retraité, sa mère est caissière dans un hypermarché. Le frère de M. Balthazar est chômeur.
La famille Balthazar utilise son revenu mensuel de la façon suivante :
• consommation alimentaire : 800 €
• habitation (électricité-gaz, équipement, ...) : 900 €
• habillement : 430 €
• transports et communication : 870 €
• loisirs (vacances, sorties, ...) : 600 €
• hygiène-santé : 190 €




• La consommation est le fait d’acheter des biens alimentaires
• La consommation consiste à détruire un bien de façon plus ou moins rapide
• La consommation consiste à payer pour obtenir quelque chose
• La consommation est indispensable pour satisfaire un besoin
• La consommation, c’est accumuler des biens
• Epargner, c’est ne pas consommer.
• L’épargne rapporte des revenus.
• L’épargne est une consommation différée.
• Cacher de l’argent dans une armoire est tout autant de l’épargne qu’un placement en banque.
A partir de ce document de référence – Le taux du livret A au plus bas (http://www.melchior.fr/Le-taux-du-livret-A-au-plus-ba.10281.0.html) – , répondez aux questions suivantes :
• La part en % des livrets A dans l’ensemble de l’épargne ?
• Le taux d’intérêt que reçoit l’épargnant ?
• Le taux de variation de l’épargne déposée sur les livrets A ?
"Les Français ne font pas exception.
Leur première inquiétude, pour 2010, selon un sondage Harris Interactive pour RTL : la dégradation du marché de l’emploi (69 %), contre 33 % pour les conséquences du réchauffement climatique et 18 % pour la menace terroriste.
Leurs raisons d’espérer ? La reprise économique (64 %) (...) puis la hausse du pouvoir d’achat (57 %) (...).
En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont les placements extrêmement sûrs que les français plébiscitent (livret A et assurance-vie)."
Source: Le Monde, Pierre-Antoine Delhommais, "La France a peur, la France épargne", 10/01/10.
Il ne s’agit plus de se restreindre pour satisfaire à un quelconque esprit sacrificiel ni de flamber d’un seul coup une somme durement épargnée, mais de « réaliser des projets » ou de « répondre à des préoccupations précises ». (...) Cette épargne-projet occupe une place centrale chez les moins de 50 ans (...).
Source: Le Monde, Yves Mamou, « Si leurs aînés s’en détournent, les jeunes Français adoptent l’épargne de précaution », 8/01/02.
Il existe trois dispositifs majeurs d'épargne salariale en France :
• L'intéressement Créé en 1959, l'intéressement est un dispositif facultatif permettant aux salariés de profiter des résultats de leur entreprise. Les sommes versées au titre de l'intéressement sont immédiatement disponibles (et doivent donc être versées au salarié). (...)
Bien que les sommes dues au titre de l'intéressement soient immédiatement disponibles, le salarié peut décider de les capitaliser dans le cadre d'un plan d'épargne. Ces sommes sont alors bloquées pour une durée minimum de cinq ans, tout comme la participation, et bénéficient d'exonérations fiscales accrues par rapport au dispositif classique.
• La participation Créée en 1967 dans le cadre de l'ordonnance relative à la participation des salariés aux fruits de l'expansion, la participation permet de distribuer aux salariés une fraction des bénéfices réalisés par leur entreprise. Cette participation est obligatoirement bloquée pendant cinq ans et placée, à la différence de l'intéressement. Toutefois, il existe des possibilités de déblocage anticipé en cas de mariage, d'invalidité, de cessation du contrat de travail. (…) Ce dispositif est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, facultatif pour les autres, et ce à la différence de l'intéressement qui est totalement facultatif.
• Le plan d'épargne d'entreprise (P.E.E.) Le plan d'épargne d'entreprise doit permettre aux salariés de se constituer un portefeuille de placements avec l'aide de l'entreprise. Il est mis en place soit par un accord conclu entre l'entreprise et le personnel soit par la seule initiative de l'entreprise.
A ces dispositifs principaux, on peut également ajouter les comptes épargne-temps, l'actionnariat salarié et les stock-options.
Source : Melchior, étude de cas, les enjeux de l’épargne salariale (http://www.melchior.fr/Les-enjeux-de-l-epargne-salari.4999.0.html) – Extraits.