Mardi 29 mars, le yen était en fort recul face au dollar et à l’euro renouant ainsi avec des niveaux proches d’avant le séisme du 11 mars. La décision du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) survenue dans la nuit du 17 au 18 mars de procéder à une intervention concertée des banques centrales sur le marché des changes a donc porté ses fruits.
Conséquence de la catastrophe qui a frappé le Japon, le cours du yen a connu une hausse spectaculaire, portée par des spéculations sur un rapatriement massif dans le pays de fonds détenus à l'étranger par des sociétés japonaises et pénalisant encore plus l'économie. En effet, un yen fort signifie une moindre compétitivité des exportations japonaises dont le pays aura pourtant besoin pour se redresser.
Le 17 mars, la devise japonaise atteignait donc son plus haut niveau face au dollar depuis la seconde guerre mondiale. Le billet vert ne valait alors plus que 76,52 yens, soit une hausse du yen de 3,78 % par rapport à la veille et de plus de 8,3 % par rapport à son cours d'avant le séisme.
L’intervention des banques centrales a permis de le faire baisser dès le 18 mars marquant le succès de la 6ème intervention concertée du G7 depuis 30 ans. Seuls les Accords du Louvre en 1987 avaient échoué à supporter le dollar car la Bundesbank avait dû dès 1990 augmenter ses taux d’intérêt pour contrer l’inflation provoquée par la réunification.