Concurrence fiscale et réforme des systèmes fiscaux européens

Les investissements directs à l'étranger

Un investissement direct à l'étranger (IDE) se définit comme un investissement qu'un résident d'un pays effectué dans le but d'acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d'un autre pays. La notion d'intérêt durable requiert une implication de long terme et l'exercice d'une influence réelle sur la gestion de l'entreprise. En cela, l'IDE se distingue de l'investissement de portefeuille (placement financier).

Le FMI établit un seuil minimal de détention de 10% du capital social de l'entreprise objet de l'investissement pour qualifier l'IDE par rapport à un investissement de portefeuille.

Les flux d'IDE sont l'un des vecteurs principaux de la mondialisation de l'économie réelle. Ils atteignent de nos jours des records historiques puisque leurs montants ont triplé entre 1996 et 2000, passant de 360 Mds USD à 1100 Mds USD .

Ces flux sont marqués par une très forte prépondérance des pays développés. Au niveau régional, l'Union européenne est la première source d'IDE avec 64% des flux sortants en 1999. En termes de stocks, l'UE accueille 35% des IDE.

La France se situe, quant à elle, au 4ème rang des pays d'accueil des IDE dans le monde. Le site France est également 2ème en Europe pour la création d'emplois relatives aux IDE/ ceux-ci représentent , suivant les années, de 20 000 à 30 000 nouveaux emplois.

Les Etats-Unis ont, pour leur part, assuré 19% des flux sortants et accueilli 32% des flux entrants .
Les flux vers les économies d'Europe centrale et orientale représentent entre 2 et 3% des flux entrants, avec un intérêt marqué dans les années récentes pour la Pologne et la République tchèque. Enfin la part des pays en développement reste minoritaire.

 

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