Le marché du pétrole doit-il être régulé ?

Les fusions et acquisitions

 


Chevalier, Jean-Marie (2004), Les grandes batailles de l’énergie, petit traité d’une économie violente, Paris, Gallimard


Lecture : les grandes manœuvres de l'industrie pétrolière privée ont toutes eu lieu dans le contexte boursier permissif des années 1998-2000 (possibilité d'acheter avec des titres), certaines ont été de franches réussites (Total absorbant Elf), d'autres n'ont pas conduit aux synergies escomptées (Chevron et Texaco). Pour la plupart, ces opérations peuvent être qualifiées de défensives (le contexte était aussi celui de cours du baril historiquement bas). Il ne faudrait pas conclure, à la lecture de ce tableau, à une concentration considérablement accrue dans le secteur pétrolier, car 1/ de nouveaux acteurs apparaissent constamment, en Russie et en Chine en particulier ces dernières années, et 2/ les grands groupes se délestent progressivement d'une grande partie de leurs actifs, soit pour répondre aux injonctions des autorités de la concurrence dans le cadre de ces opérations de fusion-acquisition, soit surtout pour répondre aux exigences de rentabilité exprimées par les actionnaires (exemple : revente des activités pétro-chimiques…).
Une conséquence négative des fusions, bien analysée par l'AIE, est la forte réduction des stocks, qui contribue à stimuler la volatilité des prix (une centaine de millions de barils en moins pour les stocks du fait des quatre plus grosses opérations). Une autre conséquence négative a été un certain tassement des opérations d'exploration par les compagnies à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

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