Une étude récente a été consacrée au rapport entre la proportion d'étudiants inscrits dans certaines matières en 1970 et la croissance réelle du PIB par habitant enregistrée par la suite. Elle a permis de constater qu'il existait une relation positive significative entre la proportion d'étudiants choisissant les filières techniques et le taux de croissance observé par la suite — mais qu'il n'y en avait aucune dans le cas des étudiants s'inscrivant en droit. Pour les 55 pays dont les effectifs universitaires étaient d'au moins 10 000 étudiants en 1970, on constatait une relation positive significative entre la proportion d'inscrits dans les disciplines techniques et le niveau ultérieur d'investissement dans le capital physique et de scolarisation primaire. Bien que les analyses de ce type n'aillent pas jusqu'à établir une relation de causalité entre l'enseignement scientifique et technique et la croissance économique, elles confirment que les pays où les actifs ont un niveau de compétence technique plus élevé enregistrent effectivement une croissance plus rapide.
L'accent que certains pays ont mis sur les études scientifiques et techniques supérieures leur a permis d'importer des technologies plus modernes des pays industrialisés et a aidé à maintenir durablement la croissance économique à des taux élevés. Une ventilation par discipline des effectifs actuels de l'enseignement supérieur montre que les études techniques occupent une place plus grande dans les pays d'Asie de l'Est que dans les principaux pays industriels.