NB : En Norvège, l'Etat est partout lorsqu'il s'agit du pétrole : en tant qu'actionnaire de Statoil (plus de 80%) et de Norsk Hydro (plus de 40%), en tant que bénéficiaires des différentes taxes et Royalties, etc. Au total, 80% de la rente pétrolière est ainsi récupérée par les autorités publiques. Ces dernières années, plus des deux tiers des recettes pétrolières ont été épargnées. Le fonds norvégien fait l'objet de l'admiration de nombreux économistes : il s'inscrit dans une démarche démocratique (débats au Parlement dès les années 1970, contrôle poussé des comptes pétroliers), il répond à une démarche rationnelle et juste d'un point de vue intergénérationnel dans la mesure où les gisements norvégiens ne représentent qu'1% des réserves mondiales prouvées et il a été placé pour l'essentiel en actifs étrangers rentables (rendement réel de 4% environ en moyenne). Mais depuis 2001 les déficits budgétaires plongent de façon continue, en dépit de recettes très dynamiques, signe qu'il reste encore des marges pour améliorer la gestion de l'Etat dans ce pays.