Pour la première fois depuis octobre 2008, les cours du Brent ont dépassé les 100 dollars le baril. Les tensions en Egypte faisant craindre d'éventuelles interruptions de livraisons de pétrole transitant par le canal de Suez sont à l’origine de cette flambée soudaine des cours. Il convient cependant d’en relativiser l’effet : depuis un an, le baril de pétrole, boosté par la reprise économique mondiale et la hausse de la demande, a grimpé de presque 30 dollars.
Environ 1,2 million de barils de pétrole brut et 400 000 barils de produits raffinés transitent chaque jour de la mer Rouge à la Méditerranée par le canal de Suez, long de 190 kilomètres. S’il devait fermer, les supertankers seraient contraints de faire un détour de 10 000 kilomètres autour de l’Afrique. Mais pour l’instant rien n’indique qu’il soit menacé. Et une partie importante de la demande mondiale de pétrole qui provient aujourd’hui d’Asie n’en serait même pas affectée. Pourtant les marchés sont nerveux.
Conséquence de cette tension sur le prix du pétrole : une pression accrue sur le pouvoir d’achat des ménages des pays consommateurs alors même que l’indice des prix dans la zone euro vient de connaître une hausse de 2,4 % sur un an.