Effets macroéconomiques d'une hausse du prix du pétrole de 10 USD
Lecture : On voit bien que le modèle du FMI (Multimod) attribue à la hausse des prix du pétrole un pouvoir de nuisance bien supérieur au modèle de l'OCDE (Interlink). Les comparaisons sont un peu faussées par le fait que ce ne sont pas les mêmes stratégies de politique monétaire qui sont mises en œuvre
Modèle Multimod, simulations du FMI
NB : les effets sont très voisins de part et d'autre de l'Atlantique ; ils semblent faibles mais, entre fin 1998 et début 2005, c'est à une multiplication par 6 des prix du pétrole à laquelle on a assisté…
Lecture : les chiffres de la deuxième ligne correspondent à la probabilité (attribuée par les auteurs fin 2004) du scénario ; on voit qu'un choc pétrolier exerce encore des effets significatifs après deux ans. Les Etats-Unis seraient moins affectés que la zone euro (moindre dépendance, marchés plus flexibles…), du moins dans la simulation opérée par le modèle de l'OCDE.
Au total, il faut faire très attention aux modèles, qui ne sont pas tous comparables, qui sont souvent difficiles à interpréter (une hausse en niveau n'est pas une hausse en %, par exemple) et dont les résultats sont fragiles : les hypothèses ne sont pas les mêmes (dans le modèle FMI, la politique monétaire réagit à l'augmentation des anticipations d'inflation et de l'inflation sous-jacente, alors que dans le modèle de l'INSEE les anticipations et la politique monétaire sont gelées), l'impact de la hausse des autres matières premières (gaz…) est insuffisamment pris en compte, le canal de la confiance peut être majeur mais il n'est pas prévisible.