Lecture : On voit ici deux mesures des évolutions du crédit à la consommation aux Etats-Unis. On se souviendra que la consommation des ménages représente environ les deux tiers du PIB. Par conséquent, toute erreur de prévision à ce sujet débouche sur des prévisions de croissance et d'inflation erronées. Globalement, le cycle du crédit à la consommation épouse fidèlement le cycle économique, avec une légère avance. Cela permet d'en faire un indicateur avancé d'autant que la Fed prend connaissance de ces données rapidement (du fait de sa mission de supervision du secteur bancaire). Attention toutefois aux exceptions comme, par exemple, le pic de 1995-1996, qui s'explique mal.
Le crédit aux entreprises, un indicateur avancé de l'investissement, en dépit de la désintermédiation
Lecture : On voit ici deux mesures de l'évolution du crédit aux entreprises américaines. On sait que l'investissement est bien plus volatile que la consommation et qu'il contribue donc puissamment à "faire le cycle." Ainsi, l'effondrement de l'été 2000 précède légèrement la chute de la croissance américaine (deuxième semestre 2000). A noter toutefois que cet indicateur peut être en retard sur le cycle (période 1992-1994 en particulier, mais il est vrai que la crise des Savings & Loans (Caisses d'épargne) et du secteur bancaire dans son ensemble les cinq années précédentes n'était pas propice à une envolée du crédit aux entreprises lors du redémarrage de l'économie.