Le revenu issu de la production est distribué en revenus primaires aux facteurs de production (travail, capital, Etat). Ce revenu est ensuite redistribué par le biais d'opérations de transferts liées, en particulier, aux opérations de protection sociale pour aboutir au revenu disponible brut, revenu disponible pour la consommation et l'épargne.
Au niveau de l'entreprise, la valeur ajoutée est distribuée à l'ensemble des facteurs de production; on distingue différentes formes le revenu selon le facteur de production concerné :
Au niveau de la comptabilité nationale, on retrouve la même distinction au niveau du revenu primaire, ce qui permet de calculer le PIB comme une somme de revenus.
La proportion que représente chaque élément du PIB est un indicateur important de la situation économique du pays. On définit en particulier le taux de marge, égal au rapport de l'excédent brut d'exploitation au PIB, et la part salariale, égale au rapport de la rémunération des salariés au même PIB.
La situation des secteurs institutionnels ayant été globalisée, il convient ensuite de restituer à chacun selon son apport : c'est pourquoi, on peut calculer le revenu primaire de chaque secteur institutionnel selon la formule suivante :
Il faut par ailleurs noter que certaines opérations de répartition sont enregistrées dans le compte de capital. Il s'agit des transferts en capital (R70) qui enregistrent les aides à l'investissement, les impôts en capital et les autres transferts en capital tels que les primes d'épargne logement. En principe, ce type de transferts n'influence pas directement la consommation mais l'investissement, ce qui explique qu'il ne soit pas repris dans le compte de revenu.
Cette première distribution en termes de revenus primaires donne lieu à une redistribution ; celle-ci peut être privée et dans ce cas, liée aux risques d'incendie, d'accident et de vol ou publique et concerne l'ensemble des prélèvements et réaffectations des Administrations publiques. On peut écrire :