Quand on observe un taux de croissance de M1 de près de 30%, on peut se demander à quoi sert cette liquidité. De là à repenser qu'elle ne sert qu'à montrer l'inefficacité de la politique monétaire lorsque les agents économiques préfèrent détenir de la monnaie que des actifs, il n'y a qu'un pas. Néanmoins, l'analogie avec la pensée de Keynes doit tenir compte des changements institutionnels qui se sont produits depuis la crise de l'entre-deux-guerres...
Question : La crise japonaise des années 1990 s'est-elle traduite par un phénomène de trappe à liquidités ?
Taux de croissance de l'agrégat monétaire M1 (en glissement annuel), taux d'intérêt à trois mois et taux à 10 ans au Japon (%)
Réponse positive : Le taux d'intérêt ne baisse pas, en dépit d'une accélération de l'offre de monnaie
Réponse négative : Le taux d'intérêt nominal ne peut plus descendre puisqu'il est proche de zéro
Pour une analyse complète, on consultera l'article de Thierry Coville sur le site du Centre d'Observation Economique de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.
Source : Coville Thierry (2003), "Le syndrome japonais est-il transmissible aux Etats-Unis et à l'Europe ?", Documents de travail du Centre d'Observation Economique, Paris, CCIP, N° 65, novembre, disponible sur http://www.coe.ccip.fr/02/documents/pdf/dt65.pdf