Accumulation du capital, progrès technique et croissance

1. Points de repères sur l'accumulation du capital

1.1. Définir l'accumulation du capital

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La traduction comptable de la notion de capital

Melchior


Le capital est une notion centrale de l'analyse économique, mais difficile à cerner tant l'emploi du même mot recouvre des réalités différentes : capital physique, capital financier, capital fixe, capital circulant, capital juridique et comptable, …Pour commencer par le plus simple : le capital physique est un ensemble de biens matériels (machines, bâtiments, …) qui concourent à la production d'une entreprise. Le capital et le travail constituent (avec le sol, ou plus largement, les ressources naturelles) les deux principaux facteurs de production d'une entreprise ou d'une économie : l'utilisation du facteur " capital " permet d'accroître la productivité du facteur " travail ". Le capital physique d'une entreprise figure à l'actif de son bilan, sous la rubrique des immobilisations corporelles.

A côté du capital fixe, une entreprise dispose d'un capital circulant, c'est-à-dire une avance qui tourne au rythme du cycle de production. Cette avance a une expression monétaire : c'est le fonds de roulement de l'entreprise, un " fonds de caisse " qui permet de financer le décalage entre le décaissement des charges et l'encaissement des recettes. Elle correspond aussi à une réalité physique : ce sont des biens (matières premières, produits intermédiaires) qui sont détruits ou transformés au cours du cycle de production.

Enfin, la notion de capital désigne aussi le capital financier détenu par une entreprise ou un particulier. Les ressources financières d'une entreprise sont retracées au passif de son bilan : elles comportent des capitaux propres et des capitaux empruntés. Les capitaux propres représentent le montant brut des fonds qui ont été apportés à l'entreprise, depuis sa création, par ses actionnaires, augmentés des bénéfices de l'entreprise qui ont été mis en réserve et diminués, le cas échéant, des pertes subies par l'entreprise, à quoi s'ajoutent, si nécessaire, des provisions constituées pour faire face à des risques ou charges prévisibles de l'entreprise. Les capitaux propres représentent la somme que les actionnaires sont susceptibles de perdre si l'entreprise connaît un revers de fortune mais qu'ils espèrent voir fructifier si l'entreprise est prospère.