La rigueur va-t-elle peser sur la croissance ?

Les plans de rigueur peuvent avoir des effets divers sur les économies.

L'analyse proposée en mars par l'Insee n'est pas des plus optimistes. Ainsi, selon l'institut de statistiques, les plans de consolidation budgétaire adoptés en France et chez quelques uns de nos voisins pourraient retarder la reprise.
Sous l'effet conjugué des réductions des dépenses publiques et des hausses des prélèvements obligatoires, la croissance du produit intérieur brut (PIB) français pourrait être amputée de 0,6 point cette année le plan d’austérité français pesant pour 0,4 point de PIB et les plans « extérieurs » pour 0,2 point. Pour l'Insee, cela signifie qu'au lieu d'avoir une croissance de 2 % fin 2011, comme l'anticipe le gouvernement, la progression aurait pu être de 2,6 %.

Une autre analyse est cependant possible qui s'appuie sur les effets « non keynésiens » des plans de rigueur. Ainsi, face à la volonté affichée du gouvernement d’assainir les finances publiques, les ménages peuvent anticiper des réductions d’impôts. Leur propension à épargner diminuerait donc et un regain de consommation accompagnerait la sortie de crise. De même, du côté des entreprises, la perspective de réductions de prélèvements fiscaux permettrait de gagner en compétitivité.

Thèmes : politiques économiques
Mise en ligne : 09/05/2011
Source : Insee

Dossier réalisé par Emmanuelle Simon-Ledoux

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