La mobilité internationale du travail dans l'Union Européenne

La proportion des étrangers issus d'Etats tiers dans l'emploi en Union Européenne

 

Le graphique ci-dessous indique, pour chacun des pays cités, la proportion d'étrangers dans l ‘emploi qualifié (cette notion de l'OCDE renvoie plus ou moins aux cadres et experts), ainsi que dans l'emploi total. Si l'on prend en compte ces deux critères, mais aussi la différence que l'on observe entre les deux indicateurs, il est possible d'esquisser un regroupement par type de pays.

On trouve ainsi dans un premier groupe les pays peu internationalisés (Finlande, Italie, Grèce, Danemark), la Grèce se plaçant cependant dans une situation un peu en retrait, eu égard à la proportion plus importante de main-d'œuvre étrangère dans l'emploi total. Un deuxième groupe de pays (France, Pays-Bas, Suède, Allemagne, etc.) se situe proche de la moyenne de l'UE. Cependant, les travailleurs qualifiés sont moins présents par rapport à l'emploi total. On pourrait affirmer que cet écart renvoie à un "déficit d'attractivité" touchant l'emploi à valeur ajoutée. Un dernier ensemble de pays s'avère nettement plus avancé : le Royaume-Uni, qui demeure la place financière internationale la plus renommée en UE, puis la Belgique, le Luxembourg et l'Autriche (probablement du fait de l'étroitesse de leur marché intérieur).


Part des étrangers dans l'emploi hautement qualifié
Pays de l'Union européenne

Source : OCDE, "La mobilité internationale des travailleurs hautement qualifiés", Synthèses, Juillet 2002, p. 4, disponible en ligne sur http://www.oecd.org/pdf/M00033000/M00033639.pdf

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