Cinq États membres de l'Union sont dépendants à plus de 70% des hydrocarbures, principalement du pétrole (à plus de 50%), à l'exception des Pays-Bas qui exploitent leurs propres ressources de gaz naturel. Le Luxembourg n'a pas de ressources propres, le Portugal un peu d'hydroélectricité, l'Irlande exploite sa tourbe et deux gisements de gaz naturel en voie d'épuisement, l'Italie utilise l'hydroélectricité des Alpes et sa production déclinante de gaz naturel et de pétrole.
Pour trois États seulement, la dépendance est inférieure à 50% : la Suède et la Finlande grâce à leurs abondantes ressources hydrauliques et forestières mais complétées par une part importante d'électronucléaire, la France grâce à son parc de centrales nucléaires auquel s'ajoutent la première production d'hydroélectricité de l'Union et la biomasse.
L'Espagne et la Grèce dépendent à plus de 50% du pétrole, chacune utilisant à près de 50% le charbon national, l'Espagne ayant également une production nucléaire.
Pour les quatre pays dits de la cohésion - Grèce, Espagne, Portugal, Irlande - aucune perspective de sortie de cette dépendance ne se dessine.(…) L'Autriche ne réduit cette dépendance qu'avec les barrages alpins et la Belgique avec un parc nucléaire. Le Danemark, gros consommateur de charbon (importé), s'est engagé dans une reconversion dans son propre gaz et le développement des énergies renouvelables (éolien). L'Allemagne réduit cette dépendance grâce au charbon (50% produit sur place) dont la part est double de celle du nucléaire. Le Royaume-Uni a une position tout à fait originale : exportatrice de pétrole, autonome pour le gaz, il continue de brûler les deux tiers du charbon qu'il produit et l'appoint nucléaire n'est pas négligeable.