Veolia Environnement dans la mondialisation : l'implantation de chennai

La mise en place du contrat ONYX à Chennai

 

Source : http://www.chennaibest.com/citylifestyle/living/cesonyx.asp

Grâce aux opérations de traitement des déchet assurées par la société privée CES-Onyx, Chennai est en passe de devenir une ville propre. CES-Onyx a déjà beaucoup impressionné les habitants par ses méthodes modernes d'entretien, appliquées en premier lieu dans les districts de Kodambakkam, de Ice House et de Mylapore. L'opération est automatisée, utilisant des conteneurs mobiles, des camions légers, des chargeuses mécaniques et des Bobcarts (servant à ramasser le sable).

Cette multinationale d'origine française s'est vue confier par la ville un contrat d'entretien pour une période de sept ans. L'initiative fait suite à la promesse électorale faite par le maire d'améliorer l'évacuation des déchets urbains. La rémunération de l'entreprise est basée sur le total des déchets transporté dans les deux décharges (à Perungudi et à Kodingalyur). Le taux a été fixé à 650 roupies par tonne. La municipalité, en remettant l'opération entre les mains de l'entreprise française, a réalisé une économie de 10 millions de roupies par an.

www.chennaibest.com recueille les propos de S.Vidya Swaminathan, de C.E.S. Onyx, qui nous présente la première expérience, en Inde, de privatisation du traitement des déchets.

Pourquoi avoir choisi Chennai ?

La municipalité a fait paraître un appel d'offre global et la société Onyx a été sélectionnée. Les opérations ont démarré en mars 2000.

Quelle est la méthode employée pour l'évacuation des déchets ?

La technologie est entièrement importée de l'étranger. Les compacteurs ont chacun une capacité de 7 à 8 tonnes. Ainsi, à la place de dix machines, nous n'utilisons qu'une seule machine capable de compacter l'ensemble des détritus. Les conteneurs mobiles sont nettoyés par les services sanitaires tous les quinze jours. Les poubelles sont vidées une fois par jour, et parfois davantage, en fonction de la charge des déchets. Notre action ne s'arrête pas pendant les vacances ou pendant Diwali1 , car il nous semble que le travail d'Onyx est d'intérêt public.

Qu'en est﷓il de la formation ? Comment se déroule t'elle ?

Nous possédons un département de formation indépendant. Tous nos employés reçoivent une formation, des éboueurs aux conducteurs de hoka. Au début, un ingénieur de la société est venu de France, (il s'agit d'un homme qui justifiait de 40 années d'expérience chez Onyx), pour organiser le programme de formation sur place. Aujourd'hui, M. Joseph est assisté de 12 formateurs sur site. L'équipement mis à disposition est neuf. Les personnes sont formées à la manipulation et à l'entretien du matériel. Nous leur enseignons comment éviter les problèmes de dos occasionnés par des flexions répétées ou par d'autres mouvements brusques. Nous leur montrons aussi comment saisir et déposer les déchets dans les poubelles, sans les toucher. […]

Avez﷓vous été confrontés, au début du projet à des réactions négatives ?

Absolument pas. Ce projet a été bien accueilli par tous. À Chennai, chacun se sent concerné par l'entretien de la ville. Il ne restait plus qu'à concentrer les efforts. C'est sans doute la raison pour laquelle la société Onyx a été aussi facilement acceptée. Chacun souhaitait le changement. La majorité de la population approuvent les activités d'Onyx. Mais il est vrai que, parfois, nous sommes confrontés à certains problèmes. Nous le savons bien, les habitudes ont la vie dure. Les ordures ne sont pas déposées dans les bennes, ce qui devient un problème pour nous. Il est nécessaire que les idées relatives au transport des déchets soient modifiées. Très souvent, les gens pensent que le transport des déchets est dégradant. Il faut que cela change. Il faut qu'ils comprennent qu'il s'agit de l'évacuation de leurs propres ordures ménagères.

Qu'avez﷓vous mis en œuvre pour permettre une prise de conscience de l'opinion vis﷓à﷓vis de votre projet ?

Bien avant le début de l'opération, des affiches ont été collées sur les murs de la ville. Elles avaient pour but d'informer la population sur les thèmes de la propreté et de l'hygiène et de leur faire connaître les horaires de nos opérations. Nous avons aussi eu l'idée d'organiser des spectacles de rue humoristiques. Nous avons fait appel à la presse et aux médias, utilisant la publicité de manière intensive. Et nous continuons dans ce sens, pour permettre une prise de conscience de l'opinion publique. Les week﷓ends, nous organisons des réunions avec les associations des services sociaux de chaque rue. Nous sommes également en contact régulier avec les ONG.

Pouvez﷓vous nous parler de la marche de sensibilisation du maire dans trois secteurs de la ville ? En quoi a t'elle participé à la prise de conscience de l'opinion au sujet de la propreté et de l'hygiène à Chennai ?

Cette marche nous a considérablement aidés. Le maire a marché sur 6 ou 7 kms, distribuant des tracts aux habitants des quartiers situés sur son passage ﷓ Ice House et Kodambakkam. Cette opération a permis une large prise de conscience. Des campagnes comme celles﷓ci laissent à penser que Singara Chennai [nom du projet lancé par le maire actuel et visant à embellir la ville] devient réalité. [ …]

Parlez﷓nous du ramassage des ordures à domicile. Quand prendra t'il effet à Chennai?

Étant donné l'importance de la population de Chennai, le ramassage des ordures dans chaque foyer est impossible. Cette solution n'est applicable que dans les quartiers inaccessibles aux compacteurs et aux pousse﷓pousse motorisés.



 

[1] Fête des Lumières qui marque dans le calendrier hindou le début d'une nouvelle année et qui dure de quatre ou cinq jours.

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