La méthode chronologique, ou méthode de l'inventaire perpétuel, consiste à simuler l'accumulation du capital, moyennant l'utilisation de séries longues d'investissement et la connaissance des durées de vie des équipements.
De façon plus précise, les évaluations de capital sont réalisées pour deux catégories d'équipement : les matériels d'une part et la construction d'autre part. Elles sont construites à l'aide des différentes estimations annuelles, In, de formation brute de capital fixe productif, non compris les investissements en logement, évaluées hors TVA déductible et à prix constants de l'année 1970. Mais il est nécessaire de tenir compte chaque année des sorties de capital dues au déclassement ou au renouvellement des équipements. Pour ce faire, on évalue en moyenne les durées de vie économique à 16 ans pour les matériels et à 36 ans pour la construction, et l'on retient l'hypothèse d'une répartition régulière de ces durées de vie à l'intérieur de chaque génération de FBCF.
Connaissant les investissements In, et les sorties de capital Sn étant ainsi déterminées, le capital brut KB au 1er janvier d'une année est lié à celui du 1er janvier de l'année précédente par la relation :
On peut également considérer la dépréciation du capital au cours du temps et s'intéresser au capital net KN. L'adoption d'une loi de dépréciation linéaire portant sur les durées de vie économique permet de calculer les dotations aux amortissements DAM, ou consommation de capital fixe, toujours à prix constants de l'année 1970. Ces grandeurs satisfont à la relation comptable suivante :
Les évaluations de capital à prix courants en matériels et en construction sont calculées en appliquant aux évaluations à prix constants obtenues pour ces deux catégories d'équipement, les indices de prix nominaux de la formation brute de capital fixe entre l'année 1970 et l'année n. Ainsi le capital fixe brut à prix courants de l'année n représente, fictivement, ce que coûterait aux prix de l'année n le rachat de la totalité du stock de capital existant.
En faisant intervenir les "plus-values nominales" brutes PVBn et nettes PVNn, sur les biens de capital fixe, on aboutit aux relations comptables à prix courants suivantes :