La croissance chinoise peut-elle échapper aux déséquilibres ?

La dynamique des inégalités spatiales

a/ Laurence J. Lau, site internet : http://www.stanford.edu/~ljlau/

 

Comparaison des revenus nets annuels par habitant des ménages urbains et ruraux,en Yuan de 2000

 

NB : un écart croissant entre villes et campagnes, en dépit de l'exode rural, depuis le début des années 1990. Il est vrai que les ruraux sont très désavantagés fiscalement. A noter toutefois que ces chiffres doivent être lus comme des approximations car il est très délicat d'évaluer les revenus réels en Chine (phénomène de sous-déclaration, existence de catégories de population "illégales", forte production domestique ou informelle,…).

b/ COFACE (2004)

 

NB : Alors que le PIB par habitant, mesuré en dollars US, est plus élevé à Shanghai qu'en Malaisie, et presque aussi élevé qu'en Thaïlande dans le Guangdong, il ne dépasse pas celui de l'Indonésie ou des Philippines dans une majorité de provinces ; il est même inférieur au niveau enregistré en Inde dans le Guizhou. L'écart est de 1 à 10 environ entre les provinces chinoises. Comme au temps des comptoirs…

c/ Wei Shang-Jin (2002), "La mondialisation profite-t-elle aux plus démunis ?", Finances & Développement, septembre 2002

 

L'ouverture, conditionnée par la situation géographique, favorise la diminution des inégalités

 

 

NB : Les villes qui se sont ouvertes le plus rapidement (mesurée par le ratio exportations / PIB local) sont aussi celles pour lesquelles on enregistre, en moyenne, une diminution plus sensible (ou une augmentation plus lente) des inégalités locales entres la ville et la campagne). Mais il est délicat de s'ouvrir si on ne se situe pas à proximité des grands ports de la rivière des Perles (Canton, Hong-kong) ou de Shanghai.



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