Le Japon, une cause perdue pour la croissance ?

L'insertion du Japon dans les échanges commerciaux de l'Asie


(2004), Missions économiques, revue Pays, Repères Japon, MINEFI, coll. ''n 32, juillet"


 Le commerce extérieur du Japon : le rôle de l'Asie

Lecture : Depuis 2000, 39% des exportations japonaises sont à destination de l'Asie. Celles-ci entrent dans un circuit économique dynamique, de plus en plus intégré au niveau régional, et s'accompagnent de nombreuses délocalisations dans la zone. En 2003, 45% des échanges de biens japonais sont à destination ou en provenance d'Asie et représentent 53% de l'excédent commercial total (contre 43% des échanges et 42% de l'excédent en 2002). Ce net recentrage du Japon vers l'Asie reste circonscrit aux échanges de biens. Sur l'ensemble des transactions courantes du Japon, l'Asie compte pour 38,2% des flux (en hausse de 1,7 point par rapport à 2002) et 42% de l'excédent courant.

Ces évolutions reposent largement sur le dynamisme de la Chine. Avec 15,5% des biens échangés, la part de la Chine progresse de 2 points en 2003 et passe devant l'ASEAN (13,6%). En dépit des importations énergétiques en provenance d'Indonésie, c'est avec la Chine que le Japon enregistre son plus fort déficit commercial bilatéral. Ce déficit est cependant en forte baisse en 2003 et provient aussi en partie des échanges de biens produits par des implantations japonaises en Chine. La balance sino-japonaise des revenus est d'ailleurs largement excédentaire pour le Japon. Il s'agit du résultat d'une bonne spécialisation internationale. Le fait que la spécialisation internationale et la différenciation de produits du Japon soient meilleures que celles de la France apparaît clairement dans les chiffres du commerce extérieur et dans la structure par produit de la balance commerciale, qui montrent une beaucoup plus forte spécialisation au Japon dans les biens d'équipement et le matériel de transport, avec des excédents commerciaux considérables pour ces produits.

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