La récession pousse les gouvernements à adopter une logique keynésienne qui consiste à injecter de l'argent dans l'économie à travers des dépenses étatiques, tout en limitant la pression fiscale sur les agents afin de relancer l'activité. Les dépenses augmentent alors plus vite que les recettes et les déficits se creusent.
Côté dépenses, les plans de relance se multiplient : 26 milliards d'euros en France, 50 milliards d'euros en Allemagne, plus de 800 milliards de dollars aux Etats-Unis, soutien massif des banques au Royaume-Uni, avec partout des programmes d'investissements.
Parallèlement, on assiste à des baisses d'impôts et de cotisations qui limitent les recettes. Les Etats-Unis vont ainsi devoir supporter un déficit public de plus de 1 000 milliards de dollars pendant plusieurs années. Au sein de la zone euro, le principe de respect des critères du Pacte de stabilité et de croissance est assoupli et il revient à la Commission européenne d'évaluer les circonstances exceptionnelles qui amènent les gouvernements à laisser filer leurs déficits.
Thème : Monnaie et financement
Mise en ligne : 28/01/2009
Source : Commission européenne - CBO
Dossier réalisé par Emmanuelle Simon-Ledoux