Les notions de compétitivité et d'attractivité se confondent souvent dans les débats publics. Elles ne sont pourtant pas substituables.
En effet, si la compétitivité désigne la capacité des nations à satisfaire la demande extérieure et intérieure, l'attractivité peut être définie comme la capacité d'un pays à attirer les activités et les facteurs de production mobiles : capitaux et travailleurs qualifiés.
C'est au cours des années 1980 que la problématique de l'attractivité des territoires nationaux s'est fortement développée, notamment du fait de l'internationalisation croissante des échanges de biens et services et des flux de capitaux qui a conduit à l'apparition d'un "marché mondial de la localisation".
Dans la cadre de ce marché, les Etats cherchent à mettre en valeur leurs atouts spécifiques – en termes de fiscalité, d'infrastructures, de positionnement géographique – afin d'attirer les entreprises et les travailleurs les plus performants.
Dans ce cadre, de nombreux Etats ont mis en place des dispositifs de suivi des problématiques d'attractivité. Cela est notamment le cas de la France. Le Premier Ministre a en effet présenté le 27 juin 2003 une stratégie de renforcement de l'attractivité de la France qui prévoit :
· la création d'un séminaire gouvernemental sur l'attractivité,
· la mise en place d'un conseil stratégique de l'attractivité réunissant 20 chefs d'entreprises,
· l'élaboration d'un tableau de bord de l'attractivité.
Ce tableau de bord comporte de nombreux indicateurs relatifs à l'attractivité de la France:
Ainsi, les principaux points forts de la France sont la qualité de vie, la qualité des infrastructures, la main d'œuvre, la productivité horaire du travail et la croissance du PIB.