Les entreprises et le développement durable : histoire d'une, prise de conscience

Galloo Plastics : l'exception qui confirme la règle

 

L'application des principes du développement durable est probablement plus difficile pour les PME. Hugues de Féraudy, PDG de Galloo Plastics, témoigne d'ailleurs dans ce document de la difficulté d'accéder à l'information sur le développement durable pour une entreprise de taille modeste. Cependant, l'exemple de Galloo Plastics montre que, malgré ces obstacles, les PME peuvent également profiter du marché qui s'ouvre avec le développement durable.

Galloo Plastics : une PME à Johannesburg

Située à Halluin, dans le Nord, Galloo Plastics est une PME de 25 personnes, leader européen dans le domaine du recyclage des bien de consommation en fin de vie. " L'entreprise extrait les matières plastiques issues des voitures au rebut,  pour les recycler et les revendre aux constructeurs automobiles sous forme de granulés, explique Hugues de Féraudy. Autrement dit, notre activité réconcilie la production de biens durables et la société de consommation ". Primée lors du salon Pollutec en 2001, cette jeune entreprise crée en 1997 était  la plus petite des trois PME choisies par le gouvernement pour faire partie de la délégation française, aux côtés des huit grosses entreprises telles que EDF, Vivendi ou Suez. " Tokia Saïfi (Secrétaire d'Etat au développement durable) a souhaité associer une petite entreprise aux débats sur le développement durable. C'est une façon de tendre la main à la France d'en bas et de reconnaître le travail accompli par l'entreprise, apprécie Hugues de Féraudy. Nous avons notre mot à dire sur ce sujet, puisqu'il s'agit de notre métier , et que le recyclage répond à une demande de plus en plus forte "."

Le bon côté de la mondialisation "

Pour Hugues de Féraudy, faire partie de la délégation française a été une expérience satisfaisante à plusieurs égards. " Etre à Johannesburg m'a permis d'entrer en contact avec beaucoup d'autres d'entreprises, bien sûr, mais également de comprendre ce que recouvre exactement la notion de développement durable. Ce sommet a été un carrefour mondial d'échanges qui m'a permis de comprendre les enjeux sociaux, juridiques et éthiques de la question, en dehors de l'environnement ". Contrairement à beaucoup d'autres, le patron de Galloo Plastics est plutôt optimiste sur les résultats du sommet. " Je pense que les grands sommets sont une occasion de forcer les états et les multinationales à être plus respectueux de l'environnement et des hommes, tout en affirmant que l'on veut aussi en tirer profit. C'est le bon côté de la mondialisation, celui qui permet d'échanger et de confronter des positions " .

Pour Galloo Plastics, le Sommet de la terre va bientôt connaître une suite concrète, puisque Hugues de Féraudy participera au groupe de travail constitué par Roselyne Bachelot et Tokia Saïfi sur les biens de consommation durables, aux côtés de grandes entreprises.

Source : www.novethic.fr

Haut de page Haut de page