Les migrations supposent des entrées et des sorties qui peuvent varier considérablement du point de vue de leur composition et de leur ampleur. Certains pays ont récemment calculé le solde des gains de compétences produits par l'immigration et des pertes dues à l'émigration.
Il s'est produit en Australie au cours de la période 1995-96 à 1999-2000 un mouvement d'entrées et de sorties de travailleurs nationaux et étrangers qui s'est soldé par un "afflux de compétences net". Le pays a enregistré une perte nette de résidents qualifiés qui a été plus que compensée dans pratiquement tous les secteurs par un afflux d'immigrés permanents et temporaires. La qualité insuffisante de données ne permet pas de dire si l'Australie est oui ou non en train de perdre des résidents de grande qualité et de les remplacer par les travailleurs de moindre qualité qui s'y installent définitivement ou temporairement, mais en grand nombre.
Le Canada a enregistré une perte nette de travailleurs qualifiés au profit des États-Unis dans plusieurs professions importantes du point de vue économique durant la décennie 90 même si les effectifs en cause sont restés faibles historiquement parlant et par rapport à l'offre de travailleurs de ces professions. Parallèlement, toutefois, les entrées de travailleurs hautement qualifiés au Canada en provenance du reste du monde se sont également accélérées. Les solde est neutre : le nombre de diplômés en possession d'une maîtrise ou d'un doctorat entrant au Canada en provenance du reste du monde est égal au nombre de diplômés des universités de tous les niveaux qui quittent le Canada pour les États-Unis.