Lundi 21 juin, le gouvernement a lancé la procédure de validation de sa réforme des retraites. Présenté en Conseil des ministres le 13 juillet prochain, le projet de loi sera débattu au Parlement à partir de septembre.
Mesure phare de cette réforme, le relèvement progressif de l'âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans devrait contribuer à rééquilibrer un système aujourd'hui au bord de l’explosion avec plus de 30 milliards d’euros de déficit cette année, 50 milliards anticipés pour 2030 et 100 milliards à l’horizon de 2050 selon le Conseil d’orientation des retraites (COR).
Les solutions proposées ne seront, certes, pas indolores économiquement et socialement, mais sont indispensables si l'on veut assurer la pérennité du modèle de retraite par répartition.
L’euro connait sa crise la plus grave depuis sa création, sous la pression des marchés financiers inquiets des divergences macroéconomiques grandissantes au sein de l’Union économique et monétaire (UEM) et des soubresauts relatifs à la situation des finances publiques de la Grèce et de certains pays de la zone euro (Portugal, Espagne, Italie). Devant le risque de contagion et de crise systémique, et face à la dépréciation de l’euro sur le marché des changes dans un contexte d’intense nervosité des marchés, l’Europe a été en mesure, après quelques hésitations et atermoiements, de mobiliser d’importantes ressources dans le cadre d’un plan massif d’aide à hauteur de 750 milliards d’euros censé conjurer l’effet « domino » qui menaçait de bloquer le crédit interbancaire et de paralyser la zone (avec l’intervention du Fonds monétaire international).
La récente crise de la dette grecque a, de nouveau, éclairé le rôle des agences de notation dans la régulation des marchés financiers. Les accusations portées contre elles ne doivent pas faire oublier les véritables raisons de la crise. Cependant, un renforcement du contrôle de l'activité de ces agences semble à l'ordre du jour.
La deuxième rencontre des BRIC à Brasilia, le 15 avril 2010, témoigne de leur rôle croissant dans la mondialisation ainsi que leur puissance économique grandissante. L’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) note ainsi que les "investissements créateurs d’emplois à l’étranger des pays émergents, en particulier le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ont progressé de l’ordre de 10 % par an depuis 2003". En 2009, on recensait sur le sol français plus de 200 implantations de firmes en provenance des BRIC, soit près de 20 000 emplois. Une présence encore relativement faible mais en progression constante.
Trois ans après son renforcement par la loi TEPA, le « bouclier fiscal » fait son retour sur le devant de la scène médiatique. Si certains y voient une injuste prime donnée aux plus hauts revenus, après une croissance plus rapide de ces derniers sur la période récente par rapport aux revenus moyens, et jugent la mesure périlleuse pour les finances publiques, d’autres y voient plutôt une mesure symbolique à la fois protectrice du labeur et de la prise de risque, respectueuse de la « valeur travail » et favorable à la création de richesses, mais aussi efficace en termes de lutte contre l’évasion fiscale des plus hauts revenus, des innovateurs et des travailleurs les plus performants.