Pourcentage des compagnies cotées sous contrôle majoritaire
Lecture : Selon les auteurs de ce rapport, le modèle anglo-saxon est plutôt caractérisé par une prospérité diffuse, et le contrôle ainsi que la prospérité sont échangés conjointement sur le marché des actions. En Europe, il reste très difficile pour les agents intéressés à devenir actionnaires d'une entreprise de défier les actionnaires dominants et bien protégés, en particulier lorsque les nouveaux actionnaires potentiels viennent d'un autre État membre. Ce manque de "contestabilité" réduit la pression pour une gestion efficiente des entreprises européennes et pour l'adoption de nouvelles pratiques entrepreneuriales lorsque de nouvelles opportunités apparaissent. Le problème est particulièrement patent lorsque l'actionnaire possédant un fort pouvoir de contrôle est une organisation à but non lucratif ou une entité qui relève du secteur public, comme dans les secteurs bancaires de certains États membres. Le modèle européen donne lieu à un conflit d'intérêts sérieux entre les actionnaires minoritaires et dominants, les premiers étant sous-représentés. Dans le modèle anglo-saxon, les actionnaires minoritaires sont moins exposés au risque d'expropriation car leurs intérêts sont mieux protégés par la loi et parce qu'il n'y a aucun actionnaire dominant pouvant abuser de son contrôle pour détourner les fonds de l'entreprise. Le modèle anglo-saxon est préférable en période d'innovation technologique rapide, lorsque la diversification du risque, l'identification des entreprises gagnantes et perdantes et l'innovation financière deviennent significatives.