La croissance chinoise peut-elle échapper aux déséquilibres ?

Des finances publiques à la dérive


(2004), DREE, coll. ''DGTPE statistiques, MINEFI, janvier"


Budget du gouvernement (en % du PIB)

NB : Ce qu'il y a d'inquiétant, avec ces chiffres, c'est qu'ils ne recouvrent que l'administration centrale (qu'en est-il des dépenses des multiples niveaux d'administrations locales ?), qu'ils représentent des minimas (dépenses militaires largement "hors budget", engagements auprès du système bancaire non comptabilisés…), et qu'en dépit d'une croissance très forte ils sont plutôt mauvais. Certes, les déficits ne sont pas très inquiétants : après tout, la Chine investit massivement dans les infrastructures et l'éducation, il est légitime que les générations futures, qui profiteront de ces dépenses et qui seront probablement beaucoup plus riches, participent via le remboursement de la dette. Mais les recettes publiques pourraient paradoxalement s'effondrer le jour où la privatisation de l'industrie et du monde bancaire s'accélérera : les recettes dépendent largement des entreprises d'Etat, et les privatisations ne devraient pas se traduire par des gains nets suffisamment importants pour compenser les pertes (notamment parce que les autorités vont devoir recapitaliser de nombreux établissements, comme elles ont commencé de le faire pour les banques) ; c'est la raison pour laquelle les autorités étudient les réformes fiscales mises en œuvre dans d'autres pays en transition (flat tax en particulier).

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