Dossier réalisé par Stéphanie Joly
1. L’acheteur n’a pas de connaissance réelle sur la qualité de la voiture qu’il achète. Il n’a aucune garantie de son bon fonctionnement. Il ne connaît pas le vendeur et ne sait donc pas s’il peut lui faire confiance. Il prend un risque au moment de l’achat.
Le prix est fixé par le vendeur et n’est pas forcément "le bon prix" celui qui donne une information sur la qualité réelle du produit.
2. Le garage apportera davantage d’information sur la qualité du produit, il apporte souvent une garantie sur les voitures d’occasion vendues, il n’a pas non plus intérêt à revendre des voitures en très mauvais état s’il souhaite conserver une bonne image auprès des consommateurs et gagner leur confiance.
3. L’hypothèse d’information parfaite.
4. L’Etat a rendu le contrôle technique obligatoire pour les voitures d’occasion au moment de la revente.
5. Dans l’immobilier, l’acheteur dispose d’une information imparfaite sur le bien qu’il souhaite acquérir. L’Etat a rendu obligatoire un ensemble de contrôles au moment de la revente (diagnostics thermiques, présence de plomb, d’amiante, performance énergétique…..) pour réduire cette incertitude.
1. Le prix apporte normalement des informations sur la rareté du produit et sur sa qualité.
2. L’information est asymétrique car le vendeur dispose d’informations sur le véhicule qu’il peut cacher à l’acheteur.
3. Les acheteurs ont des doutes sur la qualité des produits. Le risque est que les prix des voitures d’occasion diminuent. Les vendeurs de voiture de bonne qualité peuvent de ce fait choisir de quitter le marché. La mauvaise information conduit donc au retrait des voitures de qualité, ne restent que les voitures de mauvaise qualité.
4. l’information est insuffisante --> Impossible de distinguer les bonnes voitures des mauvaises --> les acheteurs peuvent être tentés de quitter le marché --> le prix des voitures baisse --> les vendeurs de voitures de bonne qualité se retirent du marché la proportion de véhicules de mauvaise qualité va augmenter --> les acheteurs se retirent du marché --> possible disparition du marché
1. Il dispose d’un ensemble de moyens, par exemple :
a. Des moyens législatifs : l’Etat va obliger les producteurs à fournir certaines informations sur leurs produits ex : présence d’OGM dans les produits alimentaires ; interdire la publicité mensongère
b. L’existence de labels (contrôlés par les pouvoirs publics) qui garantissent l’origine ou la qualité d’un produit
c. Les associations de consommateurs qui fournissent des informations sur les produits, élaborent des comparatifs, vérifient la qualité des produits.
d. De nombreux sites internet permettent d’obtenir des informations sur la qualité et le prix des produits chez un ensemble de marchands.
2. L’information, grâce à ces moyens, ne peut être totalement parfaite mais permet de réduire fortement les incertitudes et restaure la confiance du consommateur.
1. On parle d'externalités lorsque les actions d'un agent économique ont un impact positif ou négatif sur le bien-être et le comportement d'autres agents sans compensation monétaire (cet impact n'est pas pris en compte dans les calculs de l'agent qui le génère).
2. Les externalités positives : lorsque l’action d’un individu est favorable à un autre individu sans que celui-ci participe d’aucune manière au financement de l’avantage dont il bénéficie.
3. les externalités négatives : lorsque l’action d’un agent économique crée un désagrément pour un autre agent sans indemnisation de celui-ci.
4. Les acteurs d’externalités négatives ne sont pas contraints de modifier leurs comportements et les acteurs d’externalités positives ne sont pas encouragés à les poursuivre.
De plus, les externalités ne sont pas prises en compte dans le prix du produit, le prix du marché n’est donc pas le "bon prix" qui prendrait en compte l’ensemble de ces coûts.
1. Les consommateurs ne sont pas toujours totalement informés sur la qualité des produits qu’ils consomment. Par exemple :
- l’origine des matières premières utilisées n’est pas toujours indiquée (ex : l’origine des légumes dans les poêlées de légume, de la viande dans un produit cuisiné)
- l’impact ultérieur de ces matières premières sur la santé n’est pas toujours bien connu (incertitude sur les conséquences de la consommation d’OGM ou des édulcorants)
2. Le manque d’information peut amener à des problèmes de santé publique qui auront donc un coût pour l’ensemble de la collectivité. (voir réponse à la question
3. Les problèmes de surpoids et d’obésité génèrent un ensemble d’externalités négatives, par exemple :
- L’augmentation des dépenses de santé
- L’augmentation des prélèvements sociaux pour financer ces dépenses en augmentation
- La baisse de productivité des actifs
4. Les pouvoirs publics peuvent agir en :
- Décourageant la consommation de produits gras ou sucrés par une taxe sur ces produits ou leur interdiction (ex : interdiction des distributeurs de produits sucrés dans les établissements scolaires )
- informant la population des dangers du surpoids (dans les écoles, les crèches, les cantines scolaires
- Encourageant la consommation de fruits et légumes et la pratique d’activités sportives régulières (campagne publicitaire)
etc
1. La construction de routes, de ponts, d'écoles...
2. L'Etat doit prendre en charge ces ouvrages car le coût est trop élevé pour un investisseur privé et le gain trop faible. L'absence de rentabilité fait que les entrepreneurs privés ne seront pas incités à les prendre en charge.
1. Les biens collectifs
2. Un bien collectif a deux caractéristiques : la non validité (la consommation de l'un ne réduite pas la possibilité de consommation de l'autre) et la non-excluabilité (tout le monde peut accéder librement à cette consommation).
3.

4. Un entrepreneur privé n’assurera pas la production des ces biens et services car il n’est pas possible d’interdire l’accès à ce bien à ceux qui ne paient pas, il ne pourra donc pas obtenir un paiement en contrepartie de la consommation.
5. Du fait de ses deux caractéristiques, la production de biens et services collectifs pourra être prise en charge par l’Etat parce qu’elle présente un intérêt pour la collectivité et que l’Etat a davantage de moyen pour les financer.
6. Dans ce cas, ils seront financés par les prélèvements obligatoires.