Où l'on s'interroge sur les relations entre les cultures que provoque la mondialisation des marchés, sur risques qui pèsent sur leur spécificité par la pression en faveur de l'homogénéisation des comportements, sur l'obligation du respect des habitudes sociales pour obtenir la collaboration des acteurs que sont les hommes au travail autant que les consommateurs, sur le rôle de l'Etat dans certains domaines où la culture se manifeste de manière plus spécifique.
Dossier réalisé par Alexandre Vodovar
L'Etat peut être défini comme l'ensemble des pouvoirs publics qui président à la conservation et à l'expansion de la communauté des individus qu'il dirige. Musgrave dans son article de 1959 intitulé " The theory of public finance " propose une typologie des fonctions de l'Etat : la fonction d'allocation des ressources, la fonction de redistribution et celle de régulation. Dans le domaine culturel, ces fonctions peuvent par exemple être assurées par l'éducation (allocation), en facilitant l'accès des citoyens à leur patrimoine ou par des subventions destinées à favoriser le développement culturelle de la communauté concernées (redistribution), par des lois permettant la protection des biens culturels dans le domaine commercial (régulation). C'est l'ensemble de ces actions destinées à protéger (" conservation ") et à diffuser (" expansion ") la culture de la communauté que l'on entend par politique culturelle.
Dans le contexte de mondialisation actuelle, qui vise en particulier à libéraliser les échanges dans un cadre concurrentiel, il est nécessaire de s'interroger sur la légitimité et l'efficacité de ces politiques. En d'autre terme il s'agit de savoir si les biens culturels sont des biens comme les autres, et si de telles politiques assurent la conservation et l'expansion de la culture de la communauté. Pour cela il faut raisonner selon deux échelles…
Aussi le rôle culturel de l'Etat est-il lui aussi en quelque sorte " mondialisé " en tant qu'il se négocie en partie au sein des conférences internationales.