Où l'on s'interroge sur les relations entre les cultures que provoque la mondialisation des marchés, sur risques qui pèsent sur leur spécificité par la pression en faveur de l'homogénéisation des comportements, sur l'obligation du respect des habitudes sociales pour obtenir la collaboration des acteurs que sont les hommes au travail autant que les consommateurs, sur le rôle de l'Etat dans certains domaines où la culture se manifeste de manière plus spécifique.
Dossier réalisé par Alexandre Vodovar
Le débat actuel présente la mondialisation comme destructrice des cultures singulières au profit d'une culture globale et hégémonique imposée notamment par les Etats-Unis, ce que les média ont coutume d'appeler la culture "Mac world". Même s'il existe aujourd'hui des cas d' "ethnocide" culturel, on peut nuancer ce point de vue selon une double perspective.
Aussi la mondialisation actuelle n'est pas plus destructrice des cultures singulière que la colonisation au XVIIIème siècle. Ce qu'il faut noter en revanche c'est que le phénomène d'acculturation a atteint aujourd'hui une dimension planétaire et qu'il touche des cultures restées jusque là "à l'abri" comme en témoigne le texte tiré de Pauvreté et richesse des nations de Landes. Ainsi l'évolution des cultures semble répondre à la règle physique énoncée par Lavoisier au XVIIIème siècle "rien ne se perd, rien ne crée, tout se transforme" !