Où l'on montre que la globalisation financière a d'importants antécédents, particulièrement au XIX° siècle ; que, déjà, cela supposait le respect d'un certain nombre de règles pour que les coûts ne l'emportent pas sur les avantages et que, sans aucun doute, ce sont ces règles qu'il faut amender aujourd'hui pour conférer au système des relations internationales la stabilité qui lui manque.
Dossier réalisé par Etienne Farvacque
Ce paragraphe est consacré aux propositions ayant émergé (plus ou moins) récemment pour réformer le système monétaire international. Ces propositions visent toutes à essayer de limiter les coûts induits par la globalisation financière, de façon à permettre à chaque pays de maximiser les gains de sa participation au marché global du capital.
En cas de crise financière, la première et principale difficulté rencontrée par le pays attaqué est de trouver des sources de financement lui permettant de résister à l'attaque, ou de gagner du temps afin de mettre en œuvre une solution honorable et moins coûteuse qu'un retrait pur et simple – même temporaire - du marché international du capital. Le besoin d'un "prêteur en dernier ressort" international, bâti sur le modèle existant à l'intérieur des économies financières, a souvent été évoqué. Nous reprenons ici l'analyse de cette solution par Stanley Fischer, à l'époque membre de la direction du Fonds Monétaire International, et plutôt en faveur d'une telle évolution du rôle du FMI. Elle est précédée d'un rappel utile, la définition fournie par Charles Kindleberger dans son désormais classique "Histoire mondiale de la spéculation financière".
Les solutions avancées pour répondre au problème des crises étant nombreuses, mais le plus souvent moins soutenues ou plus controversées, le second document – dû à Kenneth Rogoff - fait un tour d'horizon d'un certain nombre d'entre elles, parmi les plus plausibles.