Stratification sociale et inégalités


3. La mobilité sociale

Où l'on s'interroge sur les aspects dynamiques de l'inégalité. La fluidité du corps social est une des conditions nécessaires de l'égalité des chances. Celle-ci est le fruit de l'histoire et varie considérablement d'un pays à l'autre. Elle peut être amendée par des politiques appropriées. Mais les résultats sont incertains tant les capacités de réaction des populations sont difficiles à prévoir. Même si l'investissement éducatif peut avoir des rendements différents, il représente une des conditions fondamentales de la mobilité sociale.

3.3. La mobilité sociale et l'éducation

Dossier réalisé par Christian Morrisson

Dans une société où la grand majorité des actifs sont salariés et où l'accès des salariés aux hauts salaires et aux emplois de cadre dépend en grande partie du nombre d'années d'étude, l'éducation est le principal facteur de mobilité économique et sociale entre les générations.

Ce phénomène est particulièrement marqué en France pour plusieurs raisons : la France est un pays développé et le pourcentage de salariés est lié au PIB par habitant. C'est un pays où le poids du diplôme dans le statut social compte plus et celui du revenu ou du patrimoine moins que dans un pays comme les Etats-Unis.

Les enfants dont les parents ont fait des études longues et sont parvenus aux emplois de cadre ou d'enseignant ont toujours plus de chances d'accéder aux études supérieurs que les autres. Mais cet avantage décline nettement depuis un siècle dans tous les pays.

La mobilité par l'éducation peut être encouragée par diverses mesures comme l'octroi de bourses aux élèves issus de familles à revenu faible qui obtiennent de bons résultats scolaires ou un meilleur encadrement des élèves qui ne bénéficient pas d'une aide intellectuelle familiale.

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