Où l'on analyse comment l'agriculture pourrait se mettre au diapason de la marche généralisée vers un libre-échange accru. Où l'on rappelle que le protectionnisme domine toute l'histoire des marchés agricoles mondiaux, et que les effets d'une libéralisation sont encore difficiles à prévoir faute d'une expérience significative de véritable libre-échange agricole par le passé. Où l'on explique que les principales institutions internationales continuent d'oeuvrer pour plus de liberté dans les échanges mondiaux et dénoncent de manière constante l'intervention des Etats sur les marchés agricole, le protectionnisme agricole et les effets de distorsion dans les échanges qui en résultent. Où l'on constate que les résistances locales demeurent néanmoins très fortes dans ce contexte, et que le démantèlement des politiques protectionnistes est encore un lointain objectif.
La théorie du libre-échange suppose la division internationale du travail. Elle est basée sur la théorie des avantages comparatifs développée par Ricardo, complétée par la suite par une série d'apports théoriques nouveaux mais demeurant dans la filiation de la pensée de Ricardo.
La vérification empirique de la théorie du libre-échange fait l'objet de controverses. En ce qui concerne l'agriculture, l'exemple du marché commun européen ne vérifie pas cette théorie. La division du travail entre les différents pays membres ne s'est pas opérée conformément aux hypothèses émises dans le cadre de la théorie du libre-échange.