Où l'on montre que la globalisation financière a d'importants antécédents, particulièrement au XIX° siècle ; que, déjà, cela supposait le respect d'un certain nombre de règles pour que les coûts ne l'emportent pas sur les avantages et que, sans aucun doute, ce sont ces règles qu'il faut amender aujourd'hui pour conférer au système des relations internationales la stabilité qui lui manque.
Dossier réalisé par Etienne Farvacque
Dans un premier temps, ce paragraphe présente les origines de la globalisation financière, que l'on commence par mettre en parallèle avec l'évolution du commerce mondial des marchandises, à travers un document rédigé par Gérard Lafay. Le développement des échanges "réels" s'accompagnant d'une multiplication des opérations financières liées au change et à la couverture du risque de change, la voie était tracée pour la globalisation financière. Pour pouvoir appréhender un phénomène aussi complexe, une définition s'impose comme préalable. Celle établie par Henri Bourguinat fait désormais référence, par sa clarté et son didactisme. Une fois ce repère posé, nous pourrons chercher à prendre la mesure de la phase actuelle de globalisation dans laquelle nous vivons. Le document suivant (dû à Archangelo Figliuzzi) résume d'ailleurs l'évolution de la finance globale, depuis la fin du 19ème siècle jusqu'à aujourd'hui.
Dans un premier temps, il s'agira de cerner les fondements du développement de la finance contemporaine : Comment, sous l'impulsion de quel(s) acteur(s) s'est-elle développée ? L'analyse de Dominique Plihon met en lumière l'ironie des discours de certains décideurs politiques qui voient souvent dans la globalisation financière une contrainte majeure (parfois aussi un bouc émissaire pratique) derrière laquelle ils ont tendance à s'abriter, alors même que les besoins de gestion de la dette ont mis les pouvoirs publics à la source de la globalisation.
Un zoom est ensuite effectué grâce à un document de synthèse établi par John Williamson et Molly Mahar, qui permet de voir l'accélération de la phase de libéralisation financière qu'ont connue nos économies, mais aussi celles des pays en développement (parfois appelés émergents). Ce document effectue une comparaison entre le degré de libéralisation de 1973 et celui de 1996.
Si l'époque actuelle est marquée par une accélération des échanges et l'impression donc d'une globalisation parfois envahissante, la mise en perspective offerte par le dernier document de ce paragraphe remet quelque peu les pendules à l'heure : les volumes atteints par les flux de capitaux qu'ont connu un certain nombre de pays au 19ème siècle n'ont rien à envier à l'ampleur des échanges contemporains.