Où l'on analyse les étapes successives de l'intégration économique ; où l'on recherche la correspondance entre les bienfaits attendus de l'intégration eu égard à la structure des échanges de biens, de services et de capitaux ; où l'on s'interroge sur les formes d'harmonisation, voire de coopération des politiques économiques qu'il faut envisager pour accompagner le processus d'intégration.
Les accords régionaux, même s'ils sont limités aux échanges de biens et de services, paraissent difficilement conciliables avec le libre-échange. Pourtant le GATT les a autorisés expressément à certaines conditions.
Les incidences des regroupements opérés peuvent s'analyser à deux niveaux :
Malgré l'opposition apparente entre le caractère préférentiel des échanges instauré par les zones de libre-échange et les unions douanières, ces deux types d'organisation sont autorisés par l'article XXIV du GATT. Les raisons du regain du régionalisme depuis les années dix neuf cent quatre vingt dix sont multiples : souhait pour les petits pays de bénéficier du développement des échanges ou motifs non ouvertement affichés de réserver les marchés d'une zone géographique aux pays qui la constituent. Reste posée la question de fond : les arrangements régionaux sont-ils un substitut aux imperfections et aux risques du multilatéralisme ou constituent-ils une étape intermédiaire dans la voie d'un libre-échange élargi ?