Où l'on analyse les étapes successives de l'intégration économique ; où l'on recherche la correspondance entre les bienfaits attendus de l'intégration eu égard à la structure des échanges de biens, de services et de capitaux ; où l'on s'interroge sur les formes d'harmonisation, voire de coopération des politiques économiques qu'il faut envisager pour accompagner le processus d'intégration.
Dans une Union économique et monétaire, les liens établis entre les États membres sont renforécés grâce à la coordination des politiques économiques et même à l'unification de certaines d'entre elles, à l'image de la politique agricole commune en Europe, instaurée dès 1962.
Afin d'éviter les perturbations liées aux variations de taux de change, les pays peuvent lier entre elles leurs monnaies, soit en limitant les marges de fluctuation (cas du SME), soit en établissant des parités fixes irrévocables ou même une monnaie unique. On aboutit alors à une union monétaire, telle la zone euro.
L'instauration d'une union économique, et plus encore d'une union monétaire, pose la question de la convergence des économies nationales considérées. Ce thème peut se décliner des deux façons suivantes:
Le second objectif sera préféré par les États membres s'ils ont choisi la voie de l'union monétaire.
La référence majeure à la théorie de la zone monétaire optimale de Robert Mundell s'impose, même si la thèse de l'auteur a été notablement enrichie par la suite. De nombreux arguments à caractère économique, financier ou même politique ont été avancés pour justifier l'instauration de l'euro. La démarche adoptée a été prudente et progressive, trois étapes ayant été prévues entre le 1er juillet 1990, date de la réalisation de la libre circulation des capitaux, et le 1er janvier 1999, date de la naissance officielle de l'euro. Seuls les pays répondant aux critères de convergence avaient vocation à entrer dans l'Union monétaire.