Où l'on compare les traditions françaises et allemandes de citoyenneté et de nationalité. Où l'on retrace les grandes étpes ayant conduit à l'émergence d'une singularité nationale. Où l'on met l'accent sur les dysfonctionnements du système d'emploi, la crise de la laïcité et la déstructuration des rapports sociaux.
Une longue histoire
Il convient, d'emblée, d'évoquer la dimension diachronique et de confronter, à partir d'une lecture critique de textes législatifs ou de travaux pionniers comme ceux de Renan, de Guizot ou de Michelet, les différentes approches relatives à la Cité, au sentiment communautaire et à l'arbitrage entre ius sanguinis et ius solis ou, pour le dire autrement, entre Staatsangehörigkeit et Volkszugehörigkeit. Alors qu'en Allemagne, l'optique organique et différentialiste, centrée sur le peuple, a toujours prédominé, la conception hexagonale repose sur l'Etat et se veut assimilationniste, la Nation – "plébiscite de tous les jours" – étant à la fois civique, contractuelle et élective, fruit d'une construction rationnelle et volontariste.
De multiples facettes
L'insertion socio-économique, laquelle se réalise principalement par l'accès à une activité professionnelle et par l'apprentissage de normes de consommation, s'avère essentielle.
L'adoption de comportements ou de codes de conduite en conformité avec la culture ambiante est, en outre, recherchée et encouragée.
La participation à la vie civile, sous l'angle associatif, syndical ou politique, complète le dispositif et nécessite le plein exercice de la citoyenneté, unité et cohésion étant mises en exergue.
L'école de la République et ses représentants, les "hussards", ont joué un rôle moteur dans la transmission des valeurs de la modernité (au premier rand desquelles l'égalité des droits et le respect des personnes), favorisant – par inculcation et imprégnation – l'acculturation des migrants.