Internationalisation des échanges et mondialisation


1. Libre-échange, protectionnisme et croissance

Où l'on s'interroge sur les bénéfices du libre-échange sur la croissance économique ; où l'on montre que, s'ils sont réels, les bénéfices ne sont ni immédiats, ni également partagés entre tous ; où l'on s'interroge sur les formes du protectionnisme selon qu'ils visent à pallier une difficulté transitoire ou qu'ils visent à un mode d'organisation des relations économiques internationales

1.3. Commerce international, chômage et inégalités

Dossier réalisé par Etienne Farvacque

Si le protectionnisme reste aussi populaire, c'est notamment, on l'a vu, parce que l'argument de la concurrence déloyale est souvent utilisé. En clair, les concurrents étrangers profiteraient d'avantages indus et priveraient donc les nationaux de leurs emplois. Le commerce international serait alors un déterminant des inégalités. Comme le montrent les documents suivants, ces deux arguments sont biaisés, pour ne pas dire faux. D'une part, en effet, comme l'a montré Ricardo, c'est bien de la différence (de coûts, de qualifications, de ressources naturelles, …) que naît l'intérêt du commerce. Et, si les étrangers reçoivent un salaire inférieur à ceux en vigueur dans notre économie, ils choisissent en quelque sorte de nous "brader" leur travail. Sous réserve bien évidemment que ce travail soit obtenu en respectant les droits fondamentaux du travailleur, nous bénéficions alors de produits à bas prix, ce qui, loin de nous appauvrir, ne peut que nous enrichir.

L'ouverture internationale est dès lors le plus souvent un paravent commode, voire un bouc émissaire, qui masque les forces profondes qui modèlent les inégalités dans nos économies. Le document suivant, rédigé par un sociologue, effectue une synthèse des évolutions constatées dans les 40 dernières années.